La marche organisée dimanche dernier, à Conakry, contre le terrorisme et pour soutenir la liberté d’expression suite aux attaques contre Charlie Hebdo n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

En effet, l’Ambassade de France où devaient se retrouver les marcheurs n’avait ouvert que le hall-pour des mesures de sécurité, on imagine-, pour accueillir ceux qui souhaitaient signer dans le livre de condoléances. Et la pression pour y accéder était telle que l’Ambassadeur, Bertrand Cochery, s’était retrouvé dans un rôle de policier-organisateur.

C’est dans ce climat un peu délétère qu’arrive le ministre des Droits de l’Homme, Khalifa Diaby. Il voulait entrer dans le hall quand, selon les témoins, il a été stoppé net par un béret rouge (garde présidentielle). ‘‘Je suis le ministre des Droits de l’Homme’’, aurait-il révélé au militaire qui, insensible, aurait répondu : ‘’Je m’en fous, le président arrive’’. Et l’accès lui fut donc bloqué. Du coup, le ministre se serait mis dans une colère noire : ‘‘ce n’est pas parce que tu as une arme que tu dois me parler comme ça !’’ hurla le ministre. Qui, apparemment n’impressionnait pas le soldat. Il aura fallu l’intervention d’une journaliste pour permettre au ministre d’être parmi les officiels dans le hall. C’est à croire que notre ‘‘grand’’ ministre ne paie pas de mine…

 Aziz Sylla

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