L’activiste et membre du FNDC, Oumar Sylla alias Foniké Menguè était devant la cour d’appel de Conakry, ce jeudi.

Le président du tribunal a décidé de faire la jonction de procédures entre les deux affaires dans lesquelles Foniké Menguè est poursuivi. Il est notamment poursuivi pour « communication et divulgation de fausses informations, de menaces, notamment de violences ou de mort, participation délictueuse à un attroupement ».
Ce qui, selon le procureur, est une « mesure d’administration judiciaire ».

Apparemment en colère face à cette décision, Me Mohamed Traoré, l’un des avocats de la défense a rétorqué, qu’ « il n’y a aucun lien de connexité » entre les faits, pour qu’une jonction intervienne.

A toutes les questions du procureur, notamment à celles faisant allusion à ses propos sur la radio Espace Fm et dans certaines de ses publications, Foniké Menguè a tout simplement répondu, « je ne réponds pas. Passons aux débats ».

Les avocats de la défense prétextant « l’allure du procès », se sont abstenus de poser des questions à leur client.

Dans ses réquisitions, le procureur a estimé que le prévenu a « dépassé les limites » de sa liberté d’expression. Avant de rappeler quelques propos  « belliqueux et menaçants » qui, selon lui, sont constitutifs du délit de « menace ».

Par conséquent, il a requis la reformulation des décisions des tribunaux de première instance de Mafanco et Dixinn. Et enfin sollicité que Foniké Menguè soit condamné à 2 ans d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende 20 millions de francs guinéens.

Au nom des avocats de la défense, Me Salifou Beavogui, a exprimé sa « confiance » à la cour d’appel.

A tour de rôle, les avocats de la défense ont cherché à démontrer que le délit « n’est pas constitué moralement ».

Après les différentes plaidoiries, le président du tribunal a renvoyé le délibéré de l’affaire au 10 juin prochain.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com