Poursuivi par Kadiatou Diallo, la fille de l’ancien président de l’assemblée nationale guinéenne, Ousmane Gnelloy Diallo était devant la cour d’appel de Conakry, ce jeudi. Son affaire a été renvoyée à huitaine.

Gnelloy, en prison, depuis le 29 septembre dernier, voudrait faire annuler sa condamnation par le juge Wright à 5 ans d’emprisonnement et au paiement de 2 millions de francs guinéens d’amende pour « délit de menaces de mort et d’injures publiques ».

La procédure devant la cour d’appel s’est déroulée sous une forte tension. Vu la présence massive des partisans de la partie civile et de la défense.

L’avocat de Gnelloy, Me Santiba Kouyaté, a relevé que ce jugement a été mal rendu. « C’est du populisme. Nous sollicitons la levée du mandat d’arrêt décerné contre notre client le 20 mai dernier. Puisqu’il n’a jamais été cité de comparaître régulièrement. C’est un mandat irrégulier », a estimé l’avocat.

Disant ne pas avoir le temps de répondre aux griefs soulevés par la défense, le ministère public a demandé le renvoi de l’affaire.

Chose soutenue par la partie civile représentée par Me Pepe Lamah, qui a souhaité attendre la prochaine audience pour s’exprimer sur le fond.

À la suite de ces demandes, le juge Mangadouba Sow a renvoyé le prévenu en prison. Et cela malgré la demande de liberté provisoire demandée par la défense.

C’est sous des slogans hostiles lancés à son égard par des jeunes que Gnelloy a quitté la cour d’appel.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com