Face à la presse, ce vendredi, le directeur général de l’Agence Nationale de sécurité sanitaire, Dr. Sakoba Keita a expliqué en détail les mesures de renforcement de sécurité sanitaire de la Guinée pour barrer la route à toute éventualité d’augmentation du nombre de cas de Coronavirus dans le pays.

De prime abord, le patron de l’ANSS a fait le point sur les statistiques, concernant cette maladie en République de Guinée. « À ce jour nous n’avons que 2 cas confirmés, dont la première a déjà eu un test de contrôle négatif, si nos espoirs sont tenus, nous pensons qu’elle pourra sortir de notre CTPI dans la soirée d’aujourd’hui », a-t-il précisé.

Avant d’ajouter : « On a environ 723 contacts qui ont été recensés depuis l’annonce de cette épidémie, dont 227 sont sortis du suivi et il y a un peu plus de 400 qui restent à suivre »

Parlant des mesures, Dr. Sakoba a fait savoir que son Agence a pris des dispositions au niveau des communes de Conakry, « on a recruté du personnel pour le suivi de ces 400 et quelques contacts que nous avons. Nous avons également saisi tous les passeports des voyageurs entrant en Guinée durant les 48 heures et pour leur remettre les passeports, il faudra un certificat signé par les directions communales de santé de Conakry, qui ont des agents de suivi ».

« Par rapport au regroupement, poursuit-il, nous souhaitons que tout regroupement ne dépasse pas les 50 personnes dans les lieux publics. Et s’il y a des regroupements essentiels, autorisés par nos responsables au niveau administratif, qu’un certain nombre de mesures soient respectées, notamment les lavages des mains ».

Par ailleurs, Dr. Sakoba a estimé que si pendant Ebola (qui est plus mortel que le coronavirus), les marchés n’ont pas été fermés, ce n’est pas maintenant qu’il faut le faire, vu que la Guinée n’a que 2 cas confirmés de Coronavirus. « Il ne faut pas aussi prendre des décisions qui nous étouffent tous ».

Pour terminer, il a précisé que ces mesures seront renforcées en fonction de l’évolution de la maladie dans le pays et en fonction de l’acceptation des populations des mesures coercitives.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com