Lancé depuis le 15 novembre à travers la résidence d’écriture, et qui durera jusqu’au 30 novembre 2021, le Festival de la Création Cinématographique de Guinée (FECCIG), a ouvert officiellement ses portes, vendredi 27 novembre 2021, à la Maison des jeunes de Coyah.

Dans son discours de bienvenue, le vice-maire de la commune urbaine de Coyah, Ousmane Camara, s’est félicité au nom de sa hiérarchie de la tenue d’une telle rencontre dans sa localité : « Aujourd’hui c’est un grand honneur pour Coyah d’abriter ce festival. L’an dernier la localité était en partenariat avec Holowaba [qui signifie en langue Kpèlè : le soleil ne tue pas] mais, le COVID19 est venu bouleverser le planning de la 7ème édition. Pour cette 8ème édition, je voudrais réitérer notre disponibilité pour la réussite de ce rendez-vous.»

Dans la foulée, l’Ambassadeur d’Espagne en Guinée, Cristian Font Calderon, l’un des partenaires du festival a affiché toute sa satisfaction d’être à côté des populations de Soumbouya pour ce festival. « C’est un plaisir de passer ce temps avec la population de cette localité. Nous sommes contents de soutenir modestement cette 8ème édition à travers plusieurs activités. J’espère surtout que les populations de Coyah pourront avoir l’opportunité de profiter d’un très bon festival afin de promouvoir l’industrie audiovisuelle en Guinée », a-t-il déclaré.

Selon le Directeur général adjoint de l’Office national du cinéma, Noel Lama, les promoteurs du projet ont voulu à travers ce festival, plaider pour la formation, la pratique, la promotion et le développement du cinéma en Guinée. « Les organisateurs ont voulu que le cap soit mis sur le renforcement des capacités. Et c’est à cela que l’Office National du Cinéma soutient cette 8ème édition dans le renforcement des capacités surtout au niveau de la scénarisation. Il y a eu un appel à projets. Les organisateurs ont choisi 5 projets. Autour de ces projets, deux résidences sont organisées. Une sur l’écriture de série et une sur le long métrage qui vont permettre à tous les métiers de cinéma de pouvoir se faire une expérience », a-t-il expliqué.

Prenant la parole à la suite du Directeur général adjoint de l’ONACIG, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Alpha Soumah, a dit qu’il y a de l’espoir dans ce domaine. « Les différentes communications nous ont fait savoir que l’engagement est pris de part et d’autre. En tant que ministre, je suis venu apporter mon grain de sel et surtout dire que le gouvernement prend le problème à bras le corps. Nous sommes conscients du fait que le cinéma est presque mourant en Guinée. Au prochain conseil des ministres, je prendrai sur moi de proposer tout cela et de dire que la culture surtout le cinéma, a besoin d’être sauvé »,  a-t-il promu.

L’administrateur de Holowaba, Aboubacar Koumbassa, confie que l’objectif de ces résidences est d’aboutir à deux projets de films bancables qui, avec l’appui des partenaires du FECCIG seront présentés courant 2022, à des producteurs et à des fonds de financement public et privé.

Enfin, l’autre volet que les organisateurs ont mis en évidence, c’est les projections des films qui seront suivies de prestation artistique toutes les soirées pendant le festival.

Thierno Abdoul Barry pour Guinée7