Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’ouest et du Sahel, Ibn Chambas, a rencontré le président de l’Union des forces républicaines (UFR), Sidya Touré, ce mercredi 11 mars. Cette rencontre intervient 24 heures après celle entre l’expert des nations unies et le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo.

Après cette rencontre à huis-clos, Sidya dit avoir insisté sur plusieurs points pour une sortie de crise en Guinée. Premièrement, c’est le problème de la violence d’État contre les citoyens, deuxièmement c’est les arrestations arbitraires et la torture des opposants et troisièmement c’est l’application des recommandations issues de l’audit du fichier électoral qui a été effectué avec l’OIF et l’Union européenne.

“Depuis le 14 octobre 2019, nous avons plus de 40 personnes qui ont été tuées. J’estime que la communauté internationale doit reprendre ce dossier notamment au niveau des droits de l’homme. J’ai dit à Chambas que c’était de leur rôle surtout qu’il y a une conférence prévue à Ouaga avec le secrétaire général des Nations unies et que cet aspect du problème guinéen doit être évoqué”, a expliqué Sidya Touré.

Sur le cas du fichier électoral, Sidya Touré, a expliqué qu’un rapport consensuel a été rédigé. Mais, “le fait de dire que ce rapport n’a pas été respecté, qui a engagé l’OIF à partir, ne permet pas de penser que trois personnes arrivent de la CEDEAO et qu’en dix jours, ils vont venir dire le contraire. Donc tout ce qu’on est en train de faire au niveau de ces trois experts, moi je dis que ça n’a aucun sens”, a-t-il laissé entendre.

“L’audit du premier fichier, on le connait. Les 2 millions 400 faisaient partie des 6 millions d’électeurs. Maintenant on est passé à 7 millions 700. Ceux qui ont eu raison de dire que le fichier était mauvais et qui ont quitté la table, la communauté internationale vient de confirmer ce qu’ils ont dit.  Mais dire que quand on aura fini de corriger ça, eux ils ne viendront pas aux élections. Attendez, on est dans quel pays ?”, s’interroge Sydia Touré.

Et de conclure : “On n’est pas à Alphaland, c’est la République de Guinée. Donc tout le monde est concerné et je crois que les Nations Unies viennent de réaffirmer le caractère inclusif et consensuel des élections. Ce n’est pas trois personnes qui viendront changer quoi que ce soit à cela”, conclut, Sydia Touré.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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