Le développement des Technologies de l’information et de la communication, avance à grand pas. En dépit de ses multiples avantages, il est à l’origine de l’apparition du phénomène de la cybercriminalité. Cette cybercriminalité n’épargne personne y compris l’État. C’est une véritable menace pour la sécurité des réseaux informatiques, la sécurité des cybercitoyens, la sécurité des infrastructures critiques et une menace pour la stabilité des États. 

Vu l’augmentation du phénomène de cybercriminalité, Nouha Traoré, spécialiste de cette question demande à l’Etat de mettre en place une stratégie de cyber sécurité. 

« La cybercriminalité n’épargne aucun continent du fait de la nature du cyberespace et de l’effet conjugué de la mondialisation. La cybercriminalité est une maladie de la société de l’information. Ce phénomène criminel, contrairement aux autres infractions, a l’avantage d’approcher la victime à son bourreau et d’éloigner ce dernier de la justice », a laissé entendre Nouha Traoré. 

Ensuite, il ajoute que « face à l’ampleur de la cybercriminalité dans notre pays, il est nécessaire que les pouvoirs publics apportent des réponses appropriées et adaptées. Les réponses guinéennes au phénomène de cybercriminalité doivent reposer sur des stratégies innovantes qui tiennent compte des capacités et des ressources de notre pays et qui s’inspirent des bonnes pratiques recensées à l’échelle internationale et des lignes directrices de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) sur la cyber sécurité pour les pays en développement ».

C’est ainsi, il propose des mesures suivantes : 

-La mise en place d’un cadre juridique moderne et adapté à l’évolution des technologies de l’information et de la communication;

-La mise en place d’une stratégie nationale de cyber sécurité;

-La mise en place d’une plateforme nationale de signalisation des contenus illicites ;

-Le renforcement des capacités opérationnelles des agents chargés de l’application des lois (personnels des services de police, de Gendarmerie, des avocats, des magistrats, etc.) dans la lutte contre la cybercriminalité;

-La formation et la sensibilisation des populations à l’utilisation responsable des réseaux sociaux;

-La mise en place d’un cadre institutionnel en charge de la coordination de l’ensemble des efforts nationaux dans la lutte contre la cybercriminalité;

-Le renforcement du partenariat public-privé conformément aux recommandations de l’Union africaine, etc.

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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