Lors de la conférence de presse de la société civile tenue mardi dans la salle Elhadj Mohamed Koula Diallo de la maison de la presse, M. Dansa Kourouma, président du conseil national des organisations de la société civile, s’est exprimé sur le dialogue entre pouvoir et opposition ; mais aussi sur les marches programmée par celle-ci.

«Notre démarche avec les partis politiques ce n’est pas pour annuler ou maintenir la marche, on ne peut pas demander à quelqu’un de renoncer à un droit. D’abord juridiquement c’est permis et politiquement c’est le seul moyen qu’il a pour mettre la pression, nous-mêmes nous avons remarqué que le gouvernement ne cède que quand il y’a la pression, donc nous nous essayons à ce que cette pression soit une pression positive, que cela s’organise dans le respect des autres, que chacun puisse vaquer tranquillement à ses affaires. Sans que la marche ne l’en empêche. La deuxième chose que nous voulions obtenir, ce que le dialogue politique peut nous permettre d’obtenir s’il est sincère, pourquoi aller marcher si on peut avoir ce résultat autour d’une table ?

Donc cette fois nous voulons un dialogue différent des autres dialogues que nous avons connus. Rassurez-vous, cette fois-ci, nous ne nous laisserons pas faire par les chapelles politiques, le mercure va monter de deux ou trois crans, nous mettrons la pression pour ces élections locales, la société civile ne présentera pas de candidat, pour les élections locales nous allons être là pour faire la sensibilisation et susciter l’intérêt des citoyens pour la candidature et surtout renforcer leur capacité, surtout les femmes et les jeunes, par ce que la société civile ne cherche pas le pouvoir mais elle influence le pouvoir, donc nous allons influencer dans les communautés cette fois ci pour que les élus soit des élus responsables», a estimé M. Kourouma.

Il rajoute, « si la CENI ne respect pas le délai cette fois ci, il n’y a d’ailleurs pas de raison qu’elle ne le fasse pas, sinon ce ne sera pas la peine d’avoir une CENI si on continue à repousser les élections de deux ans, en Guinée chaque année on se spécialise dans les élections, ce qui fait qu’il n’y a pas de débats sur l’éducation, nous voulons amener les partis politique a faire un débat sur l’éducation, sur la décentralisation, sur l’agriculture responsable, mais pas chaque fois sur des élections, pas sur les fichiers et pas chaque fois sur les marches puisque la Guinée ne peut se développer que lorsqu’il y’a un rapport de force pragmatique et intellectuel sur les problèmes de la Guinée ».

Abdou Lory SYLLA pour Guinee7.com