Des éléments audios contenus dans le téléphone de Hadya Prési, qui selon elle prouvent les faits de harcèlement dont elle a fait objet de la part de Thierno Mamadou Dansoko, ont été écoutés par le tribunal de première instance de Dixinn,  jeudi 10 février.

Le juge après avoir écouté, a constaté que « la voix est là ». Des sons dont les bribes ont été rapportées par Me Béavogui qui, en s’adressant à sa cliente, a affirmé : « il a dit que tu es une business class. Sinon que si c’était les autres, 500 mille auraient suffi. » Ce que cette dernière a acquiescé.

Après quelques questions posées par les avocats de la défense à Hadya Presie, le procureur a demandé de renvoyer la procédure pour la comparution de la partie civile.

Ce que la défense a trouvé inopportun. Estimant que ses clients sont en train de croupir en prison. À cet effet, la défense a sollicité la mise en liberté provisoire de ses clients. Et elle s’est engagée pour leur présence.

Après une courte pause et au moment où le juge s’apprêtait à statuer sur la liberté provisoire, l’avocat de la partie civile a fait irruption dans la salle, en reprochant au parquet de ne pas l’avoir informé.

Le procureur a estimé que le dossier a été à plusieurs reprises  renvoyé pour des raisons de maladie des prévenus. Et qu’il a fait son travail.

Enfin, le juge a ordonné le maintien en détention de Hadiatou Bah alias Hadya Présie, Mohamed Cherif Conté et Mamadou Aliou Kanté, avant de renvoyer l’affaire au 17 février prochain.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com