Ce samedi 27 juillet, après l’annonce de la mort de Kèlèfa Sall, ancien président de la Cour constitutionnelle, nous nous sommes rendus dans la maison mortuaire, à Taouyah (Ratoma), où nous avons recueilli des témoignages de certaines personnalités.   

C’est pour nous une perte immense et nous en ressentirons encore les effets pendant longtemps et très longtemps

‘‘Nous avons appris ce matin la terrible nouvelle, celle de la disparition brutale de notre frère ami et collaborateur Kèlèfa Sall. C’est pour nous une perte immense et nous en ressentirons encore les effets pendant longtemps et très longtemps’’, a déclaré Cheick Fantamady Condé, secrétaire général de la Cour constitutionnelle.

Avant de se pencher sur ses relations avec le défunt : ‘‘nous étions tout d’abord des amis et cette amitié, cette fraternité a survécu à son départ de la tête de l’institution dont il était encore membre jusqu’à ce matin.’’

il avait encore le temps de servir ce pays

De son côté, Doura Chérif, avocat, ancien magistrat, a parlé de l’homme qu’il a connu : ‘‘c’était vraiment un magistrat intègre et courageux qui a aimé la justice et qui s’est fait remarquer en bien. Donc c’est avec beaucoup de peine que j’assiste aujourd’hui à ses obsèques, car il avait encore le temps de servir ce pays, malheureusement Dieu l’a voulu autrement.’’

Le destin a voulu comme ça

Abdourahmane Sanoh de la PCUD (société civile), a estimé que ‘‘c’est vraiment un moment de tristesse pour le pays et vous comprendrez que nous portons les mêmes émotions face au décès d’un homme qui a joué un rôle et qui a failli jouer un rôle davantage extrêmement important dans notre pays en matière de la consolidation de la paix et surtout de la démocratie. Le destin a voulu comme ça que les choses soient autrement, mais dans tous les cas, on ne peut que partir et on n’a pas de choix par rapport à de telle situation.’’

Par ailleurs, ‘‘on peut dire que l’homme a laissé dans la mémoire collective un souvenir immense de démocrate, d’homme honnête, de quelqu’un de responsable qui peut assumer ses convictions et qui voulait faire en sorte que notre pays puisse consolider sa jeune démocratie’’ a-t-il ajouté.

Au nom de la famille éplorée, Sidy Mouctar Dicko, beau-frère du défunt, a également présenté ses condoléances à l’ensemble du peuple de Guinée.

Il faut souligner que ce membre fondateur de l’association des magistrats de Guinée, Kèlèfa Sall, est décédé à l’âge de 61 ans, laissant derrière lui, 2 veuves et 5 filles.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com