La fièvre ébola a créé une psychose chez les Guinéens. Compte tenu de sa gravité, certains pensent qu’il faut en pleurer et d’autres, pour mieux la combattre et détendre l’atmosphère, pensent qu’il faut parfois en rire. D’où les gags autour d’elle. Morceaux choisis.

De tous les symptômes de la fièvre Ébola, le vomissement semble être plus connu des Guinéens.  Et on raconte à Conakry que c’est celui-là qu’utiliseraient certaines personnes qui pour se faire des sous, qui pour faire marrer les gens en créant la panique sur leur passage.

Il parait la scène se serait produite dans une banque du côté de Kamsar : Une  crapule en manque d’argent eut une idée, et alla sagement attendre dans une file de clients d’une banque. Et le  voilà enfin  au guichet. D’où venez-vous lui aurait demandé la guichetière l’ayant trouvé l’air un peu dubitatif. Je viens de la Forêt lui aurait rétorqué l’homme. Comme s’ils avaient vu le diable en personne, ce fut le sauve qui peut et la banque se serait vidée de ses clients. Et dans cette débandade, des sacs, des téléphones, des chaussures et autres objets auraient été abandonnés. Mêmes les gendarmes assurant la sécu des lieux auraient pris la poudre d’escampette. C’est le moment qu’aurait choisi notre futé pour se faire plein les poches et les bras sans souci.

À Bonfi (Conakry), raconte-t-on, après avoir gavé son bébé de lait, une nourrice aurait pris  le bus de la SOTRAGUI pour s’installer tout près du conducteur. Sous l’étreinte de la maman, l’enfant aurait rendu le lait de trop. Le conducteur ayant vu çà, aurait immobilisé son véhicule et pris ses jambes à son coup. Au bout de deux minutes, le véhicule se serait vidé de tous ses passagers de crainte d’être contaminés par le virus maudit.

Toujours dans le quartier Bonfi, afin de s’immuniser du virus de la fièvre Ébola, une dame  n’aurait pas trouvé mieux que prendre en une rasade un demi-verre d’eau de javel légèrement dilué. Elle doit sa survie aux services des urgences du C.H.U Donka, sinon elle reposerait six pieds sous terre maintenant.

À Siguiri, le petit Condé qui voulait éviter les supplices de son père lui aurait joué le tour suivant : il alla se bourrer la bouche de Vimto (boisson très rouge) puis retourna à la maison ignorant toute la maisonnée. C’est alors que le père se jeta sur lui pour le battre. Tombé sur le sol de la véranda où était réunie la famille, il libéra sa bouche de son contenu. Et hop, le vieux Condé pris la tangente avec lui toute sa famille !

Ces gags sont à consommer avec modération, dilués dans un grand verre d’humour pourra faire tomber la fièvre…

Bayo Ibrahima Kalil

 

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