Joint au téléphone, ce lundi 22 avril, par nos confrères de la radio Espace Fm, Mamadou Safai Diallo, secrétaire fédéral de l’UFDG à Boké, s’est exprimé sur les barricades installées dans la commune urbaine de Boké, par des jeunes pour, disent-ils, empêcher un « meeting » en faveur d’une « révision constitutionnelle ».

Et qui a commandité ces actes ? « Malheureusement, j’apporte un démenti considérable. Ce n’est pas de la part de l’UFDG, mais de la part de l’union préfectorale pour la défense de la constitution. Donc ce n’est pas seulement de la part de l’UFDG », répond-il.

Selon lui, c’est « les jeunes de Boké, qui sont aujourd’hui opprimés, qui sont déprimés, qui ont aujourd’hui tous les maux, notamment dus à l’exploitation minière de Boké. Si aujourd’hui toutes les préfectures de la Guinée pouvaient voter pour Alpha Condé, Boké ne pourrait pas voter pour Alpha Condé. Parce qu’aujourd’hui Boké a subi le régime d’Alpha Condé. Donc réellement ce n’est pas le problème de l’UFDG, mais le problème de toutes les forces libres, toutes les personnes éprises de justice, de paix et de démocratie. C’est celles-ci qui se mobilisent aujourd’hui pour dire non à la révision de la constitution, non à un troisième mandat ».

Les barricades sont-elles le meilleur moyen ?  « Je ne suis pas l’un qui a érigé ces barrages. Mais je sais quand même qu’ils étaient dans leur programme d’aller envoyer des gens de la sous-préfecture de Tanènè, de Malapoua et de Dabiss. Je viens d’entretenir des jeunes qui ont travaillé durant la nuit. Qui m’ont dit qu’effectivement, s’ils ne procédaient pas de cette manière, ils (organisateurs du meeting pour la révision constitutionnelle, ndlr) allaient envoyer des gens très loin de Boké pour faire une manifestation grandiose pour dire que c’est la commune urbaine qui s’est levée pour soutenir le projet du troisième mandat. Je pense que c’est une solution de stratégie», répond-il.

Ensuite : « Malheureusement, je n’en sais pas les leaders, je n’ai pas participé à leur réunion. Mais depuis hier, il y a des micros baladeurs qui passent dans des véhicules, pour dire que le président Alpha Condé doit venir pour donner l’argent du FODEL, l’argent de l’ANAFIC, juste pour pouvoir rassembler les gens. Alors qu’ils ont dans leur intention pour réellement parler de troisième mandat. Ils ont émis des t-shirts, pour dire qu’il faut soutenir le projet du troisième mandat. Ils ont envoyé plus de 3500 t-shirts, plus de 1350 pagnes pour distribuer aux femmes, faire la mamaya pour juste dire il y a ceci ou il y a cela. Juste pour berner la population. La ville est militarisée. Partout il y des pickups qui sont garés. Les gens sont aujourd’hui en position de qui vive dans la ville de Boké. »

Enfin, « Je ne sais pas les stratégies envisagées par la jeunesse, mais je sais certainement qu’ils vont prendre des dispositions pour les empêcher. Je suis le troisième vice maire de la commune urbaine de Boké, si le président doit venir, je dois assister et certainement je dois assurer l’intérim du maire qui est en déplacement à Paris. C’est moi qui doit réellement prononcer le discours de bienvenue du Président de la république. Mais malheureusement, on ne nous a pas tenu informer jusqu’à présent, je dois prendre mes responsabilités. Mais malheureusement, la commune urbaine n’est pas informée qu’il y a eu de telles manifestations, alors que toutes manifestations sont interdites en Guinée. Mais malheureusement, ce sont des personnes comme les Malik Sankhon, directeur national de la caisse de sécurité sociale, le directeur national des impôts, tous les gros bonnets qui sont dans les services de régie, ce sont eux qui sont en train d’organiser ces mamaya. Ils ont débloqué des milliards et des milliards, aujourd’hui à Boké, l’argent coule à flot. Je ne sais pas le problème de ce pays-là. »

Une synthèse faite par Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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