Suite à la crise qui secoue la préfecture de Fria depuis le début de cette semaine, l’association des cadres ressortissants de ladite préfecture, dans une déclaration  rendue publique, ce vendredi 17, à la Maison de la presse, a donné des informations concernant la gestion de cette crise, qui a finalement abouti à des violences, faisant plusieurs blessés et des dégâts matériels importants.

Ces ressortissants de la « ville lumière » (Fria) pointent un doigt accusateur sur Baba Dramé, représentant du gouvernorat de Boké, qui selon eux, a autorisé l’intervention musclée des forces de l’ordre au moment où un règlement à l’amiable était possible.

« Le dialogue pour un règlement pacifique de la crise était en cours, et les principaux responsables (le maire, les coordinations régionales de la place, le Sotikèmo, l’imam de la mosquée centrale, les leaders religieux et la délégation des cadres ressortissants venus de Conakry) avaient fortement déconseillé l’intervention des forces de l’ordre, car l’espoir était permis pour une sortie heureuse de la crise. Très malheureusement, le représentant du gouvernorat de Boké, M. Baba Dramé, a compris autrement et a fait prévaloir la force, provoquant du coup, une escalade de la violence dans la cité, que nous déplorons vivement », a expliqué El Hadj Moussa Conté, au nom de ses pairs.

« Devant cette situation, poursuit-il, des personnes malintentionnées se livrent à distiller la confusion et l’amalgame à travers des propos tendancieux dénués de tout fondement. C’est pourquoi, l’association des cadres de Fria à Conakry tient à démentir formellement et catégoriquement tous ceux-là qui, pour des raisons obscures, accusent un de nos ressortissants, en l’occurrence Aboubacar Makhissa Camara (Directeur national des impôts, NDLR), d’être à la base du soulèvement des femmes contre la préfète ».

Selon lui, « cette campagne savamment orchestrée ne passera pas, il faut plutôt promouvoir une gouvernance saine et responsable à Fria ».

Pour terminer, El Hadj Moussa Conté lance cet appel : « Chères sœurs, chers frères, population de Fria. Notre chère localité sera ce que nous voudrions qu’elle soit. C’est pourquoi, nous vous invitons à continuer d’œuvrer comme toujours au maintien d’un climat favorable à la prospérité de notre préfecture. Cela signifie qu’il faut éviter la violence sous toutes ses formes et privilégier le dialogue ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com 

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