Les différentes couches socioprofessionnelles de la commune de Matam ont reçu dans leur maison des jeunes, ce mercredi, une délégation du Conseil national de la transition (CNT), en présence de leur maire, Ismaël Condé.

Cette rencontre se place dans le cadre des concertations entreprises par le CNT sur toute l’étendue du territoire. Des questionnaires à remplir ont été données aux participants pour recueillir leurs avis et besoins.

Chef de la délégation du CNT, Mansa Moussa Sidibé, a donné l’objectif de la mission : « La mission qui nous est confiée, c’est de venir vous écouter. Nous avons un ensemble de questions qu’on vous posera auxquelles nous ne donnerons pas de résultats. Parce que les 81 personnes que vous avez désignées doivent confronter les différentes idées et donner les réponses dont vous avez besoin. Quelles que soient nos compétences, nous qui sommes en face, nous garderons les réponses. »

Il a par ailleurs dit à « ceux qui interviennent d’intervenir dans une logique. Nous sommes dans une logique qui consiste à nous dire la vérité; à nous faire des propositions de solutions sur l’avenir que nous recherchons. Nous souhaitons vivement que ce ne soit pas un centre de débats inutiles sollicitant le désir des uns et des autres. Mais des débats nationaux ; des débats pour le peuple, pour la nation guinéenne ».

Quant à Dr Mamadou Yansané de l’Union des forces républicaines, il a trouvé que cette rencontre ne répond pas aux besoins du pays. C’est dans ce cadre que questionné par la presse quand il quittait les lieux, il a expliqué : « Ça ressemble un peu à un exercice de l’école primaire. Moi j’ai dit que je ne peux me prêter à cela. Et les questions dictées, nulle part, la durée de la transition ne figure. Alors que la transition finira par ça. Moi je trouve que le point culminant d’ailleurs, c’était de commencer par ça. Il y a tout sauf l’essentiel. C’est pour cela j’ai décidé de sortir de la salle. Parce que je ne suis pas venu assister à un cinéma où on peut faire semblant. Parler en mon nom pendant que je ne suis pas associé. Et je pensais que le CNT était venu recueillir les vrais sentiments ».

Par ailleurs, Camara Nouhou d’une organisation de la société civile a apprécié l’initiative, qu’il compte même accompagner : « c’est une rencontre qui est profitable dans la mesure où, ce sont les différentes composantes de la commune de Matam qui sont là. Donc chaque composante ici émet ses idées et l’ensemble de ces idées, chacun de nous se l’approprie pour pouvoir l’utiliser à bon escient au niveau de sa communauté. Donc une fois que nous allons sortir de la rencontre, nous irons à la base pour expliquer ce qu’il y a de mieux à faire pour que cette fois-ci la transition réussisse. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com