Plus de cent femmes, venues de 150 organisations féminines étaient réunies, ce mercredi, dans un complexe hôtelier de la place, sous l’initiative du RFIG (Réseau des Femmes Intègres de Guinée). Le but de cette rencontre était de permettre à la femme guinéenne de prendre la parole pour apporter son expertise sur des ‘‘sujets d’intérêt national’’. Elles ont débattu du “Rôle et Responsabilité des femmes vers l’adoption d’une nouvelle constitution”.

Au total, six panels ont été animés sur les thématiques ci-après : les réformes dans les domaines du genre et de la citoyenneté ; l’autonomisation et entrepreneuriat ; les enjeux de la santé maternelle et infantile ; les réformes du secteur éducatif ; les enjeux sécuritaires et migration.

Marie Rose Goumou

veiller à une adhésion massive et objective des femmes afin d’influencer positivement les destinées de notre cher pays

A cet effet, la présidente du RFIG, Marie Rose Goumou a indiqué que « la Guinée est à un tournant historique de son décollage et la femme de Guinée étant à l’avant-garde de toutes les luttes, est  encore prête à partager son avis et à agir autour du débat sur la nouvelle constitution qui fait rage dans la cité depuis plus d’un an ».

« Nous avons été dans les quartiers pour des sensibilisations de proximité, dit-elle, il était grand temps que nous institutions un cadre de discussion qui nous servira de lieu d’échanges pour porter nos préoccupations, dans l’élaboration de la nouvelle constitution et veiller à une adhésion massive et objective des femmes afin d’influencer positivement les destinées de notre cher pays ».

Domani Doré

nous invitons les femmes qui croient en l’esprit du FNDC à nous rejoindre

Après avoir souligné que cette rencontre a connu la présence « des personnes neutres qui sont venues comprendre pourquoi un débat national autour d’une constitution », Domani Doré, en tant que marraine de cet évènement et modératrice des déférents panels, a également indiqué que « c’était l’occasion pour nous, bien entendu, d’avoir des personnes qui se réclamaient du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution, NDLR) qui estiment qu’il fallait venir écouter ».

Pour l’ancienne ministre des Sports, « la démarche que nous sommes en train d’employer, lorsque nous parlons d’un débat, c’est permettre de faire comprendre aux gens qu’on peut quitter la rue, pour se retrouver autour d’une table et en parler. Donc, nous invitons les femmes qui croient en l’esprit du FNDC à nous rejoindre, ne se serait-ce que pour écouter les arguments que nous avons et ensemble que nous allions vers l’adoption de cette nouvelle constitution ».

« Nous allons, poursuit-elle, consigner les préoccupations qui ont été enregistrées au cours de ces débats, que nous allons formaliser en un rapport et déposer auprès du chef de l’Etat, de la Primature, de l’Assemblée nationale, des institutions internationales. Ainsi, qu’ils comprennent que les cadres possibles de discussion autour de ce débat national, les femmes sont disposées à y prendre part ; pour garantir les préoccupations des jeunes et des femmes ainsi que de toute la nation ».

Par ailleurs, cette rencontre a pris fin par la signature d’une « charte » d’adhésion à l’idée de la nouvelle constitution par plusieurs femmes.

Mohamed soumah pour Guinee7.com    

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