C’est le président Ibrahim Boubacar Keita qui a ouvert, à Bamako, le lundi 14 octobre dernier, les travaux de la réunion pour la mise en place d’un comité consultatif pour la promotion de la culture, des arts et du patrimoine en Afrique. En effet, le chef d’Etat malien a été choisi par ses pairs de l’Union africaine pour assumer la mission de Champion dans ce domaine, lors de la 32ème assemblée de l’UA, à Addis Ababa (Ethiopie), en février 2019.

D’éminentes figures du monde des arts et de la culture africains se sont donc retrouvés dans lacapitale malienne pour mettre en place ce comité et surtout élaborer une feuille de route pour le champion. Parmi celles-ci on peut citer les Professeurs Théophile Obenga, Djibril Tamsir Niane, Yacouba Konaté, Felwine Sarr, réunis à cette occasion par le Pr Alioune Sall, conseiller spécial du président IBK.

Très ému par cette mission à lui confiée par l’UA, le président IBK considère que celle-ci est plutôt confiée au Mali, voire c’est une mission africaine, qui honore le Mali. Il a souligné toute l’importance de la mise en place d’un tel comité et a formulé l’espoir que ce ne soit pas une réunion de plus, mais c’est plutôt, selon lui, une mission intellectuelle avant d’être politique. Formulant ses attentes, IBK a souhaité que sortent des travaux « des conclusions heureuses pour l’Afrique ».

Au cours des travaux qui se sont déroulés sur deux jours, les débats ont beaucoup porté sur la redéfinition des concepts de culture ; d’arts et de patrimoine, qu’il est fondamental de voir sous des angles nouveaux, africains, si l’on veut réussir ce travail de valorisation des éléments de culture africaine. Pour le Pr Obenga, il faut une vision nouvelle de la culture africaine, longtemps méprisée par l’Occident. A ce propos, Pr Niane a affirmé qu’il était important pour les Etats d’intervenir « pour la défense du Patrimoine, sa conservation et une fidèle transmission aux générations futures ».

Dans le rapport élaboré par l’essayiste Felwine Sarr, plusieurs recommandations ont été faites au président IBK, dont entre autres la création d’un fonds d’investissement en infrastructures culturelles ; la création de prix de l’UA des lettres, de la musique, du cinéma ; la création de festival panafricain du type Fespaco ; la mise en place d’une maison d’édition continentale ; une harmonisation de la TVA sur les biens culturels avec un régime fiscal qui incite au mécénat d’entreprise…

Tant de belles idées qui devraient pouvoir aider le champion de l’UA pour la culture, les arts et le patrimoine à jouer le rôle attendu de lui pour influencer ses pairs.

Daouda Tamsir Niane depuis Bamako pour guinee7.com

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