Mohamed Nabé (1er à partir de la droite)

Mohamed Nabé, le président du parti Alliance pour le Renouveau et le Progrès (ARP), était parmi les superviseurs des élections générales (présidentielle, législatives et communales) du 20 novembre 2022 en Guinée Équatoriale. Ndimba radio (100.1FM) l’a interviewé pour plus de détails.

Ndimba radio : Vous avez été choisi pour superviser les élections en Guinée Equatoriale au compte de l’Union africaine. Qu’est-ce qui explique le choix sur votre personne ? 

je fais partie d’un cercle de jeunes leaders prometteurs au niveau continental

Mohamed Nabé : Au niveau de la haute diplomatie internationale, c’est une question de lobby. Moi, je fais partie d’un cercle de jeunes leaders prometteurs au niveau continental, et voilà, on organise souvent des forums en présentiel dans certains pays et puis aussi sur la toile. C’est mon intervention dans ces forums, mon implication et puis mon leadership qui m’ont fait remarquer dans différentes rencontres des jeunes leaders. Cette fois-ci, le président en exercice de la Commission de l’Union africaine a demandé à ce qu’on choisisse un certain nombre de jeunes. J’en faisais partie et j’ai été pris dans l’équipe de coordination dénommée Superviseurs des observateurs à Malabo dans le cadre des élections générales. Ils ont couplé 4 élections cette année, il y a eu l’élection présidentielle, les municipales, sénatoriales et puis les législatives.

Qu’est-ce que ça fait de superviser une élection au-delà des frontières guinéennes?

ça fait une très belle expérience pour moi

Je pense que c’est une très bonne chose. Parce qu’aujourd’hui quand on regarde le contexte dans notre pays, on est dans une transition qui va aboutir certainement à un retour à un ordre constitutionnel. Donc je pense que ça fait une très, très bonne chose de savoir un peu comment les élections sont supervisées, comment les autres élections sont observées, comment être impliqués dans un processus, surtout que notre pays aussi va connaître la même chose dans quelques années. Je pense que ça fait une très belle expérience pour moi et ça me permet d’avoir du recul et aussi avoir des éléments de comparaison. Éventuellement le jour que nous serons dans le même processus, je saurai quelles sont les bonnes expériences que j’ai eu à recueillir. Et qu’est-ce qui marche, qu’est-ce qui ne marche pas et comment est-ce qu’il faut améliorer pour que dans notre pays aussi, ça puisse se passer dans les meilleures conditions.

Comment s’est déroulée la présidentielle du 20 novembre en Guinée équatoriale ?

Il n’y a pas eu d’échauffourées, pas de violences

Bon, nous avons un droit de réserve parce que nous avons un chef de mission qui est l’ancien président de la Guinée-Bissau, Monsieur José Mario VAZ. Normalement, on ne doit pas parler des résultats et d’autres détails. Mais globalement, l’élection s’est passée dans de très bonnes conditions et paisibles, les derniers jours de la campagne que nous avons suivis ça s’est très bien passé. Il n’y a pas eu d’échauffourées, pas de violences, ça déjà, ça fait une très bonne chose et les candidats ont eu de façon équitable l’accès aux médias. Chacun vaquait à ses affaires et le jour de l’élection aussi, les choses étaient paisibles et ce qu’on a pu observer, c’est que vraiment les choses se sont très bien passées.

Vous avez assisté également aux élections en République de Guinée, c’est quoi la différence ? 

La grande différence que entre les élections chez nous et celles d’ici, c’est le climat d’apaisement

Bon, la grande différence que je voudrais quand même signaler, c’est le climat d’apaisement ici, parce que ça c’est très important. Et vous savez, les élections, c’est une bonne chose, mais bon, il ne faut pas aussi qu’elles, comme on le voit chez nous, aboutissent à des violences ou un déchirement du tissu social. Malheureusement, dans notre pays, ce qui arrive, la campagne est synonyme de violence. La campagne est synonyme de termes acerbes ou de violences verbales. Et ça, c’est vraiment déplorable. Ici, nous n’avons pas connu ça. Les gens, ils parlent de leur projet de société, les gens parlent de ce qu’ils vont faire pour le pays et chacun reste dans son domaine. Et il n’y a pas eu de violence, n’y a pas eu de violence verbale. Et c’est ce que je souhaite chez nous aussi. Que le processus qui viendra dans quelques années se passe aussi dans le même climat d’apaisement et de non-violence verbale et physique.

Et quel est votre mot de la fin ?

Mon mot de la fin c’est d’exprimer ma profonde gratitude au président de la Commission de l’Union africaine pour le choix qui a été porté sur moi parmi tant de jeunes leaders africains. Ça déjà, je le remercie pour ça et ça a été une très belle expérience et je prie Dieu que dans quelques années que notre pays, observe le même processus, et vous remercier aussi pour l’opportunité que vous m’offrez, pour m’exprimer sur ce sujet extrêmement important.

Décryptage Thierno Abdoul Barry pour guinee7.com 

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