L’une des multiples questions sur lesquelles certains députés ont insisté, hier, mercredi, lors du passage du ministre en charge de la défense nationale, pour présenter son  budget prévisionnel de 2019, était bien-sûr par rapport à l’installation des postes avancés (PA) dans la capitale guinéenne.

En effet, les élus du peuple étaient d’ailleurs divisés autour de cette problématique. Pendant que les députés de l’opposition protestaient contre l’installation de ces PA, sous prétexte que le pays n’est ni en temps de guerre, ni en état de siège, ceux de la mouvance présidentielle, par contre, ont apprécié cette initiative du gouvernement qui, selon eux, a permis de mettre un terme aux violences à Conakry, mais surtout sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa, qui se trouve être le fief de l’opposition républicaine.

Prenant la parole, le ministre de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané, a tenté de dissiper les inquiétudes des uns et autres. Il a rappelé qu’il y a une loi votée par l’Assemblée nationale datant de 2015, portant sur le maintien de l’ordre public en République de Guinée. Et le ministre Diané d’expliquer : « Selon l’article 3 et aliéna 3, en temps de crise et de trouble à l’ordre public, la sécurité des personnes et de leurs biens relève de la police et au deuxième degré, de la gendarmerie. Dans les circonstances exceptionnelles, sur réquisition du président de la République, les forces armées peuvent intervenir  en dernier ressort, pour appuyer les services de sécurité, pour une période limitée dans le temps, conformément aux dispositions de  l’article 90 ».

A noter que Dr. Diané a entre-temps été interrompu dans ses explications par les agissements de certains députés de l’opposition républicaine, qui estiment que la situation n’était pas encore arrivée pour le déploiement des agents de l’armée sur le terrain.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

 

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