En Egypte, la communauté guinéenne est fortement représentée. Ils sont plusieurs milliers de Guinéens qui vivent dans le pays des pharaons, mais plus de la moitié est en situation irrégulière, a appris Guinee7.com auprès de la représentation diplomatique de la Guinée au Caire.

 Le Caire, la capitale égyptienne, avec plus de 22 millions d’habitants, constitue la zone de prédilection des Guinéens. Dans ce pays sous haute surveillance sécuritaire, les déplacements des Guinéens en situation irrégulière sont très limités. Hormis les étudiants qui sont des boursiers de l’Etat guinéen, rares sont ceux là parmi les plus de quatre mille Guinéens qui disposent de documents de séjour. « Ici en Egypte, des Guinéens sont rapatriés, mais ce n’est pas des rapatriements de masse, il n’y a jamais eu ici. Il n’y a pas de rafle ici, où on ramasse des gens, on les regroupe pour les rapatrier, ça n’a jamais existé ici. Pour l’obtention des documents de séjour ici, les conditions sont bien définies. Quand vous êtes étudiant par exemple dans une école, dans une université ou dans un institut, c’est l’école en question qui vous donne les documents nécessaires pour obtenir les documents de séjour. Ou, si vous travaillez dans une société de la place, qui est à mesure de vous trouver un titre de séjour, la société s’en occupe », confie Soriba Camara, ambassadeur de la Guinée en Egypte.

Depuis 2013, la représentation diplomatique de la Guinée n’a reçu aucune équipe pour l’enrôlement des Guinéens qui y résident. Ce qui constitue une préoccupation majeure pour le diplomate guinéen, mais aussi l’ensemble des citoyens guinéens en Egypte, eux-mêmes. « Je n’ai pas une idée très précise sur le nombre de Guinéens qui sont en situation irrégulière aujourd’hui en Egypte, mais, c’est la très grande majorité sur les quatre mille et quelques. Nous n’avons pas encore reçu d’équipe d’enrôlement ici, nous avons demandé, mais c’est un programme que se fixe le ministère responsable de cela. Jusqu’à présent, nous attendons l’équipe d’enrôlement qui continue à durer », rajoute le diplomate guinéen.   

Selon l’ambassadeur, contrairement à l’Algérie et au Maroc, les patrouilles sont peu fréquentes en Egypte et que seule une Guinéenne se trouve actuellement en prison sur le sol égyptien pour défaut de séjour, et continue toujours d’attendre son rapatriement. Car les frais et pénalités du défaut de séjour sont à la charge de la famille de ladite femme.

Mohamed Samour depuis l’Egypte pour Guinee7.com

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