Sur la situation actuelle de l’Ebola en Guinée, il faut dire qu’en Guinée il y a une semaine la situation s’était stabilisée un peu, mais ce n’est pas le moment de dire qu’il y a une totale accalmie de la situation. Il y a encore de nouveaux cas à l’ intérieur du pays, a déclaré Mme Nyka Alexander, porte-parole et chargée des relations avec les partenaires et les médias, centre sous régional de coopération de la réponse à l’ épidémie d’ Ebola pour l’ OMS, dans une interview accordée mercredi à l’agence Xinhua.

L’important c’est de ne pas baisser les bras. Il faut continuer à communiquer pour que les populations puissent comprendre d’avantage les mesures de protection, a souligné Mme Nyka Alexander.

L’OMS suit de très près tous les systèmes de santé dans tous les pays et veut que tous les pays puissent renforcer leurs systèmes de santé. Mais il faut dire que la pauvreté aidant, les lacunes de la santé existent encore dans les pays qui ne sont pas touchés par Ebola. Vous pouvez voir que dans les trois pays les plus touchés, il y a un médecin ou moins d’un médecin pour six mille habitants (6 000 habitants), a-t-elle noté.

Aux Etats-Unis c’est plutôt 240 médecins pour six mille habitants. Il y a des dizaines d’autres pays en Afrique où il n’y a qu’ un médecin pour six mille habitants. Mais cela ne veut pas dire juste parce que le système est dépourvu on va avoir Ebola. Mais ça veut dire que si quelque chose comme Ebola arrive dans un pays, ça va être très difficile de le combattre, a ajouté Mme Nyka Alexander.

A propos des mesures les plus importantes pour contrôler la propagation de l’Ebola, Mme Nyka Alexander a indiqué que ce qui est important c’est d’ aller dans un centre de santé si vous êtes malades ou si vous avez des fièvres ou symptômes. Un malade d’Ebola est dangereux pour sa famille et il ne faut pas toucher au corps des personnes mortes d’ Ebola.

Il y a deux semaines l’OMS a déclaré qu’ Ebola est une urgence de santé publique à l’ échelle internationale et ce qui suit cette déclaration c’ est des recommandations.

Parmi ces recommandations, on a dit que peut être la quarantaine peut être une mesure utile dans les pays affectés. Mais il faut que ça soit bien gérée, que les gens qui sont dans la région en quarantaine qu’on leurs donne à manger, qu’on leurs donne des soins. Ça ne veut pas dire qu’on ferme tout et c’est fini. L’isolement des malades c’est plutôt restreindre les mouvements pour éviter que les gens malades n’apportent pas la maladie dans les zones non touchées et pour suivre aussi les gens qui sont des contacts durant la période d’incubation de 21 jours.

Elle a souligné que pour l’instant, le besoin immédiat sur le terrain, c’est d’avoir un nombre suffisant de médecins, des infirmières, des nettoyeurs, des agents de santé pour travailler dans les centres de traitements d’Ebola. Il n’y a pas assez de centres de traitements et il n’y a pas assez de médecins non plus.

Donc on lance un appel à l’échelle internationale pour les équipes médicales des gouvernements puissent venir ici pour travailler. Déjà il n’y avait pas beaucoup de personnels de santé et ceux qui existent ont peur aussi.

Il faut rouvrir les centres de santé pour soigner les malades d’Ebola d’ un côté et pour soigner tout le monde. Les mamans qui restent à la maison pour accoucher ont beaucoup plus de chance de mourir que si elles sont dans un centre où il y a quel qu’un pour les gérer. Les gens qui ont le palu ont besoin de médicament, les gens qui ont le Sida, la tuberculose, le diabète, ont tous besoin de soins aussi.

Xinhua

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