Depuis le début de la fièvre Ebola en Guinée, le nombre cumulé des cas s’est élevé à 1.405 dont 808 décès, a annoncé samedi le coordinateur national de riposte contre Ebola, Sakoba Keita, lors d’une conférence de presse.

Selon le Dr Keita, on dénombre 1.142 cas confirmés (628 décès), 180 cas probables (180 décès) et 83 cas suspects.

Au total, 346 personnes sont sorties guéries des centres de traitements, alors que 146 y sont encore hospitalisées avec 77 à Guékédou (épicentre de la maladie), 54 à Conakry et 15 à Macenta.

Au compte des actions en cours de réalisation, le coordinateur national a cité la mise en place des radios communautaires pour la sensibilisation, l’opérationnalisation du plan synchronisé de riposte entre la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria.

Dans la préfecture de Bayla, 22 décès communautaires ont été notifiés cette semaine sans aucune mesure de sécurité, ce qui risque de provoquer de nouvelles flambées de l’épidémie dans cette préfecture frontalières de la Sierra Leone.

Devant l’évolution de la maladie, la cellule de coordination compte également construire huit centres de traitements supplémentaires et 16 centres de transites dans les préfectures touchées au sud du pays et dans les périphéries de Conakry.

Eu égard à la réticence des populations, en région forestière du sud, le comité de coordination va installer dans plus de 1.400 villages des comités de veille et d’intervention rapide.

“La réticence donne le temps à la maladie de se propager au sein de la famille et au sein de la population à travers le pays”, a dit le Dr Keita.

Par ailleurs, il estime que la Guinée ne peut pas connaître de stabilité avec le virus Ebola, tant que le contrôle transfrontalier systématique n’est pas instauré entre les trois pays touchés.

Trois préfectures ont été nouvellement touchées durant la semaine, alors que seulement 17 autres ont signalés de nouveaux cas et 6 antérieurement touchées n’ont pas notifiés des cas.

Au titre du message clé, le Dr Keita a souligné que cette épidémie n’est pas une fatalité, mais la conséquence des comportements humains.

 

Xinhua

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