Cellou Dalein Diallo, Faya Millimouno, Mouctar Diallo, Fodé Oussou Fofana,…même Baïdy Aribot dans son ‘‘coco lala’’, prennent les médias largement acquis à leurs causes pour, le plus souvent rappeler que le président Alpha Condé ne tient pas parole. C’est de l’euphémisme que nous avons fait!  Sinon leurs propos à l’égard du chef de l’Etat tranchent avec toute courtoisie encore moins avec les règles du droit d’ainesse simplement. Comme on nous l’éduque en Afrique. Mais…on met tout ça dans le cadre de la démocratie, dans le cadre de la liberté d’expression. Et ça passe. Parce qu’il faut avoir l’audace de le dire, la démocratie ne vaut que celle selon l’opposition dite républicaine, en réalité radicale.

Hier Abdourahmane Bakayoko, un jeune leader politique, a appris à ses dépens qu’à Labé, Cellou Dalein est objet de culte. Il est donc formellement interdit de dire qu’il… ment. Même quand aux yeux du jeune leader, Dalein fait de petits arrangements avec la vérité.  Et comme la langue française n’a proposé d’autre mot pour qualifier cet acte que ‘’menteur’’, Bakayoko l’a utilisé.

Conséquence ? Sa Prado a été calcinée par, dit-on, les militants du principal parti d’opposition. Et lui Bakayoko a été mis en sécurité par les forces de l’ordre à la sûreté urbaine de la ville-fief de l’UFDG.

Nous l’avons souvent dit. Notre jeune démocratie est en train d’être malmenée par des extrémistes qui polluent nos partis d’opposition mais sont tolérés au nom d’une liberté à géométrie variable.

Il est encore vivace dans nos esprits,  le souvenir de l’attaque, en septembre 2012, de la radio Sabari FM, par les militants de Cellou Dalein, sur l’axe Bambéto-Coza. Une trentaine de journalistes et techniciens de la radio n’ont eu la vie sauve que grâce à l’intervention rapide des forces de sécurité. Leur crime ? Ils étaient soupçonnés d’être proches de la mouvance présidentielle. La radio a été obligée de quitter cet axe pour s’installer dans un coin pourtant moins favorable aux conditions techniques d’émission.

Cet acte qui devait vigoureusement être condamné par tous les épris de justice et de paix a été malheureusement classé dans la rubrique ‘‘malentendu’’ par l’opposition. Les organisations de défense des droits de l’homme elles, ont été moins entendues sur le sujet. L’acte qui vient de se passer à Labé risque d’être aussi…classé.

Ibrahima S. Traoré