Apparemment en colère, des élèves du collège public, Saifoulaye Diallo, ont fait une marche, ce mercredi, de leur établissement vers la commune de Matoto, où ils ont exprimé leurs ras-le-bol au maire Mamadouba Tos Camara.

Ces élèves tout le long du trajet ont scandé « principal zéro » !

Ces derniers décrivent une situation critique dans leur établissement, notamment l’APAE qui a grimpé de 10 000 francs guinéens vers 50 000 à 80 000 francs guinéens, le manque de places ou le changement sans information de leurs différents enseignants. Des situations qui selon eux ont pour acteur essentiel le principal du nom de monsieur Morlaye Sanoh.

A notre micro quelques élèves se sont exprimés sur ce qu’ils vivent dans cette école :

Mariam Sangaré, élève en 10ème année, explique : « notre professeur principal n’est pas du tout bon. Il est tout le temps-là en train de changer de professeur, alors que nos professeurs, ils sont très bons. »

Quant à Richard Kamano, il affirme clairement leur désir : « Avant les congés, on venait matin et soir. Mais ils ont changé l’emploi, on est d’accord avec eux. Mais qu’ils nous ramènent nos professeurs qu’on a changé sans nous en informer. On n’a pas de place aussi. »

Et Ibrahima Barry de renchérir : « ils n’ont qu’à enlever le principal. Il est égoïste, il est méchant. Le prix de l’APEAE c’était à 10 000 avant. Mais actuellement, c’est parti jusqu’à 50 000 à 80 000. Il y a des élèves qui payent l’inscription jusqu’à hauteur de 150 000. Avec cela, il y a des tables bancs, mais nous sommes serrés en classe. »

Après avoir écouté les plaintes de ces apprenants, Le maire de la commune de Matoto s’engage : « à prendre toutes les dispositions avec la DCE pour remonter ces informations non seulement à mon ministre, mais aussi au ministre de l’Education. »

Il leur a aussi demandé de designer 5 personnes avec lesquelles la mairie doit travailler pour régler les différents problèmes.

Enfin il leur a conseillé de continuer à suivre les cours, et que lui-même ira constater les faits décrits par les élèves.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com