Plus d’une vingtaine d’étudiants guinéens boursiers de l’Etat sont dans une situation difficile au Caire, en Egypte. Ces étudiants ont été privés de leur bourse d’entretien depuis des années. Actuellement ; ces Guinéens broient le noir et ne savent plus à quel saint se vouer pour être rétablis dans leurs droits, rapporte Guinée7.com

Ce sont au total 25 étudiants boursiers de l’Etat guinéen qui se retrouvent dans cette situation, ici, au Caire depuis plus de trois ans. Depuis, plusieurs démarches ont été menées, mais en vain. « Depuis 2016, nous sommes privés de nos bourses d’entretien. Nous n’avions pas été informés officiellement par l’Office national de bourses extérieures, que nous ne sommes plus boursiers. On s’est vus injustement rayés. Nous nous sommes beaucoup battus avec l’ambassade ; toutes les années, nous sommes sur le dossier. Nous avons écrit à toutes les autorités ici, en Egypte, et en Guinée, censées débloquer la situation, mais il n’y a toujours pas de suite favorable. Quand on a demandé l’ambassadeur de la Guinée en Egypte ici, il nous a dit qu’il ne sait pas comment nos noms ont été enlevés. Selon lui (NDLR, l’ambassadeur), nos noms ont été enlevés depuis Conakry. Mais les enquêtes que nous avons menées ont révélé que c’est un rapport qui a été fourni aux autorités de Conakry, dans lequel il était mentionné que nous avons fini nos études ici. Chose qui n’est pas du tout vraie », regrette Idrissa Thiam, leur porte-parole.

Dans cette situation d’impasse, ces boursiers qui ont bu le calice jusqu’à la lie,  ont formé un bloc et ne comptent pas baisser les bras. « Pour notre défense, parallèlement à l’Association des jeunes étudiants guinéens au Caire qui existe, nous avons aussi créé le Bloc des étudiants privés de leur bourse. Nous comptons nous battre jusqu’à la victoire finale », a-t-il rajouté. 

Si rien n’est fait dans les jours à venir, ces 25 jeunes étudiants guinéens entameront des séries de manifestations.

Il faut préciser que chaque étudiant boursier reçoit la somme de 50 dollars par mois. Ces 25 étudiants réclament la somme de 3.000 dollars chacun, pour les trois ans, soit 75.000 dollars US.

Mohamed  Samoura depuis le Caire pour Guinee7.com

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