Dans le cadre de l’organisation des prochaines élections législatives en Guinée, une deuxième rencontre a eu lieu à Conakry, ce lundi, entre les différentes parties prenantes à ce processus électoral.

Deux thèmes étaient à l’ordre du jour au cours de cette réunion, notamment “Échanges et informations sur le choix de l’opérateur en charge de la révision des listes électorales”; mais aussi “le mode de calcul des effectifs des démembrements”.

Dans les échanges entre commissaires de la CENI, des représentants de partis politiques, des acteurs de la société civile et autres, le débat était beaucoup plus accentué sur le premier point de l’ordre du jour, qui concerne le choix de l’opérateur en charge de la révision du fichier électoral.

Selon Djénab Touré, directrice du département fichier électoral à la CENI, parlant de la loi L044 (qui a institué cette CENI), en son article 21, dit que l’État fournit le matériel lourd électoral à la CENI, après l’expression des besoins de celle-ci. « Ça veut dire que le kit d’enrôlement, qui est le matériel informatique, n’est plus acheté. C’est fourni par l’État à la CENI, après l’expression des besoins. Globalement, on était dans un ancien schéma, où l’opérateur qui est recruté amène le kit, il vient avec sa solution, il fait une prestation et après il quitte. Mais aujourd’hui, l’État va nous fournir le kit d’enrôlement », a-t-elle expliqué. Avant de faire savoir que la CENI a, à travers un cabinet, recruté pour faire un logiciel de gestion du fichier électoral.

Plus loin, Dame Djénab Touré a précisé : « Nous sommes venus aujourd’hui faire la proposition aux acteurs, en essayant d’aller sur deux options : un opérateur technique local, qui est une société de droit guinéen, que nous allons contractualiser, pour des questions techniques… Et si cela n’agrée pas les acteurs, que la CENI elle-même, conformément à notre constitution, puisse faire les opérations de révision ».

De son côté, le représentant de l’UFDG, le principal parti de l’opposition, n’a pas caché son inquiétude face aux nouvelles propositions faites par la CENI dans le choix de l’opérateur technique.

« Nous avons de plus en plus d’inquiétudes par rapport à ce processus-là. Parce qu’au départ, quand nous étions à la retraite de Kindia avec la CENI, il était question de recruter un opérateur technique international, qui va se charger de la révision du fichier électoral et en même temps, d’appliquer les recommandations issues de l’audit (…). Ce que nous constatons aujourd’hui, c’est qu’en lieu et place d’un opérateur technique international, la CENI envisage elle-même de faire ce travail. La question qu’on se pose, c’est : quelle est l’expertise dont disposent les 17 commissaires pour faire un travail de révision sur le terrain ? », s’est interrogé l’Honorable Cellou Baldé.

Il faut, par ailleurs, souligner que la CENI promet de revenir aux acteurs après analyse de toutes les questions soulevées au cours de ces échanges, mais aussi de voir comment amender les deux options qu’elle a proposées aux acteurs.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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