La directrice régionale de ONU-femme pour l’Afrique de l’ouest et du centre, Oulimata Sarr, a effectué un séjour officiel de travail en Guinée. Après les 48 heures passées dans la capitale guinéenne, Oulimata Sarr a animé un point de presse avant de s’embarquer pour Dakar.

« Nous avons eu l’occasion de rencontrer les femmes leaders, les organisations de la société civile, les autorités, pour parler du mandat de l’ONU-Femmes et, ensemble, élaborer un programme autour de l’autonomisation de la femme. Comme vous le savez, nous fêtons cette année, la 25ème année de la plateforme Beijing qui est une plateforme revendicative extrêmement importante, qui parle de l’autonomisation de la femme, de l’accès à la santé, à l’éducation, à l’émergence tout simplement », a-t-elle expliqué à la presse.

Ensuite Oulimata Sarr, a souligné qu’en « tant que système des Nations-Unies, nous sommes totalement en phase avec le Plan national de développement économique et social de la Guinée, qui met le capital humain au centre du développement du pays. Et nous pensons que le développement de la Guinée passera par les femmes ».

Actuellement, la Guinée n’a pas une agence de représentation d’ONU-femme mais Oulimata Sarr promet de s’investir pour que la Guinée ait sa représentation si toutefois la demande est formulée. « Nous sommes la plus jeune agence du système des Nations-Unies, nous venons de fêter nos 10 ans. Pour le moment, nous sommes une agence des Nations-Unies non résidente en Guinée. Suite à la visite, je pense qu’il y a une demande forte non seulement des autorités mais aussi des femmes, pour avoir une présence physique d’ONU Femmes en Guinée. Et, nous allons nous y atteler pour pouvoir enfin ouvrir un bureau au niveau de la Guinée », a-t-elle promis.

Maimouna Diakaby, présidente de l’ONG « Pas sans Elle » est l’une des femmes qui ont rencontré la directrice régionale de l’ONU-femmes pour l’Afrique de l’ouest et du centre. Pour elle, cette rencontre a permis aux différentes femmes leaders de présenter « les acquis et les réalisations des femmes, ce qu’elles ont eu à réaliser sur le terrain tant au niveau du leadership des femmes que sur les questions économiques, les questions de santé, les questions sociales. Donc, présenter les objectifs mais également parler de ce qui reste à faire et les appuis que ONU-femmes peut apporter aux groupes et aux différentes associations de femmes en Guinée ».

Quant à l’honorable Dr Djène Saran Camara, présidente de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale et présidente du « Forum des Femmes Parlementaires », elle a déclaré : « Nous ne demandons pas d’argent liquide à ONU Femmes, nous demandons que nous soyons accompagnées pour avoir de l’argent, on sait où trouver de l’argent il y a des banques qui sont installées ici, il y a des femmes entrepreneurs, les femmes sont capables de payer comme les hommes donc pourquoi ne pas financier les femmes. Donc ce n’est pas ONU Femmes seulement nous demandons l’appui de tout le monde à savoir le gouvernement guinéen, ONU Femmes les organisations nationales et internationales. »

Bhoye Barry pour guinee7.com

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