« Plaidoyer pour l’accès des personnes porteuses d’handicap dans les immeubles en Guinée », c’est ce thème que Thierno Saidou Diakité, consultant sportif, a animé lors d’une conférence de presse, ce lundi 7 décembre 2020, à Conakry. D’abord, il rappelle.

« De la loi ordinaire L/2018/021/AN du 15 mai 2018 portant protection et promotion des personnes handicapées en République de Guinée, le chapitre VII traite de l’accessibilité dans ses articles 37, 38, 39, 40 et 41. Au regard de la réalité ambiante, aucune de ces dispositions pertinentes ne sont appliquées. Le problème est de savoir aujourd’hui, si des textes d’application de cette loi sont élaborés » ? s’interroge Thierno Saidou Diakité.

C’est pourquoi donc, poursuit-il, « j’ai cru bon de préparer une communication non seulement pour attirer l’attention de la FEGUIPA afin qu’il y ait un travail de suivi et aussi attirer l’attention des décideurs pour le sort des personnes handicapées par rapport à leur accès des immeubles publics ».

Selon ce consultant sportif, le troisième recensement général de la population et de l’habitation a dénombré 155 885 personnes handicapées sur une population résidente des ménages ordinaires de 10 503 132 habitants en Guinée. Cette population des personnes handicapées représente environ 1,5 % de l’effectif total de la population guinéenne. Elle est inégalement répartie entre les deux sexes (53% des hommes et 47% des femmes) en dépit de la prédominance de la population féminine au niveau de la population générale au pays.

Pour l’accès aux divers bâtiments publics ou privés, aux places publiques, Thierno Saidou Diakité propose que : « cette problématique étant transversale, il serait judicieux qu’une commission interministérielle se penche sur les conditions d’application de la loi portant protection et promotion des personnes handicapées. En d’autres termes, un mécanisme de suivi est à instaurer. »

En plus, « le code de l’ordre national des architectes est à revoir en son volet installation des ascenseurs. Actuellement, c’est à partir d’un immeuble de cinq étages, que l’ascenseur est obligatoire. Cette norme de construction est à revoir pour exiger à partir du troisième étage un ascenseur », explique-t-il.

Enfin, « pour mieux appréhender la promotion et la protection des personnes handicapées, nous suggérons la création d’un secrétariat d’Etat ou un haut-commissaire chargé des personnes handicapées. La typologie des personnes vulnérables couvre une pluralité de couches vulnérables, dont la gestion exige une certaine spécialisation ».

Bhoye Barry pour guinee7.com

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