C’est en compagnie d’une forte délégation, composée notamment du ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, que le ministre de l’Energie, Cheick Taliby Sylla, a donné officiellement, ce lundi 26 août, dans la préfecture de Dubréka, le feu vert pour la mise en eau partielle du barrage hydroélectrique de Souapiti.

Cette action qui consiste à fermer l’une des deux vannes ouvertes dans la structure du barrage, pour permettre l’écoulement naturel du fleuve, intervient alors que l’infrastructure est estimée achevée à environ 85%.

Pour un total de retenue d’eau estimé par le ministre Sylla à « 6 milliards 300 millions de mètres cubes », la fermeture de cette vanne va permettre de retenir environ « 1 milliard 600 millions de mètres cubes d’eau ».

Après s’être dit « satisfait et fier du travail accompli », le ministre Sylla a expliqué que : « La mise en eau est un acte majeur. Cela veut dire que dans la construction de l’ouvrage, on a atteint le point de non-retour. Le compte à rebours a commencé pour la fin de la construction de l’ouvrage. Les cotes qui sont atteintes déjà ont dépassé les cotes programmées. C’est ce qui permettra donc de voir le temps de la première mise en eau, comment l’ouvrage se comporte, avec les appareils d’auscultation qui sont incorporés dans le corps du barrage. Cela permet aussi d’accumuler suffisamment d’eau. Cette première phase, 1 milliard 600 millions de m3 d’eau. Sachant que la mise en eau continuera, bien que nos fleuves ne soient pas réguliers, surtout en saison sèche, mais l’arrivée du débit va continuer. Le débit va faiblir après la saison pluvieuse, mais l’accumulation continuera ».

Et d’ajouter plus loin : « Il faut retenir que 6 milliards 300 millions de m3 seront accumulés dans cette retenue. C’est ce barrage-là qui permet l’écoulement normal du fleuve Konkouré en cette partie ».

Enfin, il a précisé que la deuxième vanne sera fermée demain mardi.

Traitant ce moment d’émotionnel, le directeur du projet d’aménagement du barrage, Amara Camara, a fait savoir ce que ce barrage va apporter à la Guinée en matière d’électrification : « L’eau étant la source de l’énergie, il faudrait que l’eau du débit soit suffisante, pour que le consommateur puisse recevoir le produit de qualité. C’est pourquoi, il a été décidé que même avant la fin des travaux à Souapiti, arrivé à un certain niveau de la cote du barrage, que la retenue puisse être fermée, afin que dès la saison sèche prochaine, les eaux de Kaléta puissent être régulées par ce volume d’eau stocké. L’apport de Souapiti sous la saison prochaine, c’est d’élever la puissance de Kaléta pendant l’étiage de 28 mégawatts à 80 mégawatts (…) Nous avons la garantie que Kaléta pourra être beaucoup plus efficace, produira beaucoup plus que d’habitude ».

Témoin oculaire de la chose, le ministre de l’Information a, quant à lui, apprécié cette action, en disant que : « Cette action traduit la volonté du chef de l’Etat de s’inscrire dans la dynamique de développement de la Guinée, comme il l’a toujours promis. A peine réélu à la plus haute fonction de la république de Guinée, il a lancé les travaux du barrage Souapiti. Aujourd’hui, quatre ans après, nous venons pour réaliser la mise en eau du barrage. Ce qui veut dire que le barrage est en très bonne voie d’avancement, et que très bientôt son électricité pourra être mise sur le réseau et venir satisfaire la grande attente des populations ».

C’est par une visite guidée du chantier de Souapiti et des installations de la centrale hydroélectrique de Kaléta que la mission a pris fin.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com