Les autorités américaines ont annoncé jeudi le lancement des premiers tests d’un vaccin expérimental sur les humains la semaine prochaine pour tenter de lutter contre l’infection par le virus Ebola, qui a déjà coûté la vie à plus de 1 500 personnes en Afrique de l’Ouest.

Les Instituts de la santé des États-Unis (NIH) ont expliqué dans un communiqué que la phase initiale de l’essai clinique permettrait de déterminer si le vaccin, développé conjointement par l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), qui est l’un des instituts des NIH, et le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK), était sûr et provoquait une réponse immunitaire adéquate.

Dans le cadre de cet essai, qui se déroulera au centre clinique des NIH à Bethesda, dans le Maryland, 20 adultes en bonne santé, âgés de 18 à 50 ans, se verront administrer le vaccin par une injection intramusculaire, précise le communiqué.

Parallèlement, les NIH et un consortium international basé en Grande-Bretagne, incluant la fondation du Wellcome Trust, testeront le vaccin NIAID-GSK sur des volontaires en bonne santé au Royaume-Uni et dans les pays africains de Gambie et du Mali, indique aussi le communiqué.

Les autorités américaines discutent également de la possibilité d’un essai du vaccin au Nigeria, pays le plus peuplé du continent africain.

Les NIH ont également fait savoir qu’ils lanceraient cet automne la phase initiale d’essais cliniques pour un autre vaccin expérimental contre Ebola développé par l’Agence de la santé publique du Canada.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, au moins 1 552 cas mortels d’Ebola confirmés et suspectés ont été enregistrés en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone et au Nigeria depuis que les premiers cas ont été signalés au début de l’épidémie en mars 2014.

Xinhua

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