Le 22 janvier 2007, suite à une grève déclenchée par les centrales syndicales  CNTG-USTG, une marée humaine avait manifesté presque dans tout le pays contre le régime de feu Général Lansana Conté.  Des hommes en uniforme avaient réprimé les manifestants, faisant ainsi plusieurs morts, des blessés  et des destructions des biens publics et privés. 

Au lendemain de ses événements douloureux, une commission d’enquête sous l’égide de la CEDEAO, a été mise en place pour identifier les présumés auteurs et les traduire devant les tribunaux. Et en 2012, une plainte en constitution de partie civile a été déposée au tribunal de première instance de Dixinn par l’OGDH et  la FIDH du côté des 50 victimes, mais depuis, aucun procès n’a été annoncé dans cette direction.

A l’occasion du 14ème anniversaire de cette tuerie, la Coalition Guinéenne mondiale pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI) a organisé une conférence de presse, ce vendredi 22 janvier, dans la salle Mohamed Koula Diallo de la Maison de presse, à Kipé, dans la commune de Ratoma. 

« Nous sommes là pour rappeler à l’opinion nationale et internationale que, nous, défenseurs des droits de l’homme, nous n’allons pas arrêter de dénoncer, tant que justice n’est pas rendue pour les victimes », a déclaré El Hadj Malal Diallo, président d’honneur de l’OGDH. 

Pour Boussiriou Diallo, chargé de communication de la CGCPI, le dossier des événements de janvier-février 2007 pourrait avancer : « Si les syndicats et la société civile en avaient fait une priorité, l’appareil judiciaire n’aurait pas eu le choix, Me (Hamidou Barry, ndlr) le sait, le peu d’inculpés qu’on a eus dans le dossier du 28 septembre, on est  allé voir le juge, pendant quatre ans, nous sommes en contact… Mais la partie civile dans le dossier 28 septembre n’a pas dormi. Du côté, des événements de janvier-février, tel n’est pas le cas ». 

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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