Les opérations de correction et de saisie, des épreuves de l’examen national du CEE (certificat d’étude élémentaire) ont démarré le vendredi 7 août 2020. Mamadou Baillo Diallo, le délégué national venu de Conakry pour la supervision de ces opérations, est pointé du doigt par un groupe d’enseignants-correcteurs. 

A Kankan, elles (les opérations de correction) se font dans deux grandes enceintes scolaires de la place. Le groupe scolaire Korialen 1 et le centre islamique de Météo. Un correcteur se confie à nous sous-couvert d’anonymat.

« Au moment des corrections, il (le délégué) nous empêche de travailler correctement. Il vient, il prend une chaise et  il s’assied jusque dans notre nez. Même celui qui veut aller se mettre à l’aise est suivi au pas. Il fait tout pour nous influencer. Pourtant chacun de nous connait les principes à respecter. Le délégué vient pour superviser le travail, ce qui est différent d’imposer des normes qui n’existent pas, comme lui il le fait. Même au baccalauréat les choses ne se font pas de cette façon. Pas de pause ni rien. Pour nous intimider, quand on se plaint, il sort avec son téléphone, et revient nous dire qu’il reçoit des ordres directement de la part de Nènè Fatou la secrétaire générale du ministère de l’éducation ».

Et de poursuivre : « le nombre d’agents au secrétariat  est très minime par rapport à l’effectif des candidats. Les membres sont  en ce moment au nombre de 11. Il (le délégué) a récemment augmenté à 14 en nous faisant croire que  c’est Nènè Fatou, qui a donné l’ordre d’ajouter deux (2) membres. Ce sont ces 14, pour les 11.257 candidats en lice,  qui à la fois coupent les entêtes des copies, mettent les anneaux et les emballent pour envoyer à la correction. On ne peut pas travailler dans de telles conditions et que nous soyons dans le temps qui a été imparti », a-t-il prévenu.

De Kankan, Moussa Konaté pour Guinee7.com