Les résultats de l’examen de fin d’étude primaire de cette année sont catastrophiques : 17,62 % admis dont seulement 7,99% de filles. Ce serait souffrir d’un bug cervical que de mettre cet échec à l’actif seulement des parents d’élèves qui, bien que pouvant faire mieux, se battent comme de beaux lions pour envoyer les enfants à l’école gérée par des fondateurs privés peu scrupuleux et par un état peu soucieux de l’avenir du pays.

L’école au lieu d’être un centre d’apprentissage et d’éducation est devenue un gros centre commercial où ne compte que l’oseille. Sortons de la démagogie et rappelons que l’essentiel du temps des mômes se fait à l’école si on y soustrait le temps du sommeil, quelques weekends et les congés.

Revenons sur l’échec cuisant de cette année au niveau du CEE que les partisans du ministre Hawing qui sans nul doute, voudraient prendre les enfants de papa bon Dieu pour des canards sauvages, voudraient brandir comme une réussite.

Disons à ceux-là que l’ambiance de camp militaire imprimée aux examens n’étaient pas de nature à permettre la sérénité dans les salles d’examens. Les faits et gestes et même la communication étaient mis en harmonie pour qu’il y ait moins d’admis, et par ricochet, justifier l’état lamentable de l’enseignement trouvé par la junte au pouvoir. Oubliant que cette junte est là depuis pratiquement le début de l’année scolaire en cours : le 5 septembre ! Et oui, si la junte peut jouer les ingénieurs en travaux finis pour les routes, l’électricité, etc., et mettre ces acquis dans son escarcelle, pourquoi ne pas aussi assumer l’échec- s’il y a- du régime défunt ? Que Guillaume Hawing et ses partisans arrêtent de jouer au qui perd gagne. L’échec de cette année est loin d’être une brillante réussite pour celui qui se présentait comme le nouveau savant des nombres premiers.

Par Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com