Pour l’investiture du président Alpha Condé, prévue mardi 15 décembre, un absent se fait remarquer : Macky Sall, président du Sénégal. Une source proche de l’organisation nous assure que le président sénégalais avait pourtant été invité mais s’est excusé parce que selon lui, son « calendrier est chargé ». Mais « il a promis de se faire représenter », nous indique notre source qui ajoute : « D’ici à demain (dimanche), nous saurons par qui ? » Umaru Embalo, président de la Guinée-Bissau ne fera pas aussi le déplacement de Conakry. A-t-il été invité comme son mentor de Macky ? « Nous sommes incapables de vous le dire », marmonne notre source.

Macky Sall, très proche de l’opposant guinéen, Cellou Dalein Diallo, est accusé par certains proches d’Alpha Condé d’être le parrain de l’opposant guinéen. Pendant la dernière présidentielle, la Guinée a fermé ses frontières terrestres avec le Sénégal soupçonnant des attaques à partir du pays de la Teranga.

 Des invités de marque. Jusqu’à vendredi, 12 chefs d’états étaient annoncés (Sierra Leone, Ghana, Tchad, Togo, Côte d’Ivoire, Libéria, Mali, Congo Brazzaville, RDC, Burkina, Namibie, Ethiopie) ; 2 vice-présidents (Zimbabwé, Angola), 3 premiers ministres (Gabon, Djibouti, Ouganda), un Secrétaire d’État (France) ; 1 ministre conseiller (Afrique du Sud), 2 ministre des Affaires Étrangères (Turquie, Egypte) ; 2 présidents d’institutions (UA, CEDEAO) ; 1 représentant du secrétaire général des Nations Unies, etc.

Par Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

1 COMMENTAIRE

  1. On ne peut que se réjouir de ne pas voir les dirigeants des rares démocraties africaines – à l’exception du plutôt surprenant Ghanéen Nana Akufo-Addo, qui aura choisi de priviligie des « intérêts aurifères » – venir participer à la consécration d’un « coup d’Etat militaro-policier, administratif et ethniciste » contre les suffrages que viennent d’exprimer plus de 53% des électeurs guinéens. Car le 18 octobre, malgré toutes les manoeuvres et violences, c’est bien le projet du candidat de l’ANAD-UFDG, Mamadou Cellou Diallo, qu’ils ont réellement choisi pour tourner la page à cette gouvernance chaotique du mystificateur Alifa Koné (MAK)

    Que des dirigeants de pays comme le Nigéria, le Sénégal, le Niger et la Guinée-Bissau entre autres manifestent ainsi leur désapprobation des velléités de 3e mandat d’un véreux dictateur, dont le maintien au pouvoir sera de surcroît catastrophique pour le peuple de Guinée, cela constitue indéniablement un signe d’encouragement fort à la poursuite du combat contre l’Etat-RPG/AEC.

    A partir du 15 décembre 2020, et jusqu’à nouvel ordre, la « République bananière » de Guinée aura à sa tête (symboliquement) un président démocratiquement élu et (de fait) un président usurpateur, qui s’est ouvertement servi des institutions et moyens de l’Etat pour s’accrocher au pouvoir (…)

    Verra bien (la suite) qui vivra !

Comments are closed.