Quand il a été interdit à certains cadres de l’UFDG, principal parti d’opposition extraparlementaire, dont Cellou Dalein Diallo, le leader, de sortir du pays, Sidy Souleymane N’Diaye, le procureur de la République près le TPI de Dixinn, dans un communiqué, a rappelé que « la mesure d’interdiction de sortie du territoire de certains citoyens est toujours confirmée ». Sidya Touré, leader de l’UFR était parmi ces « certains citoyens ».

Pour les besoins d’enquêtes autour des affaires liées à la crise post-électorale mais aussi aux événements de l’attaque du camp de Samoria (Kindia), la justice guinéenne exprime le besoin d’interroger certaines personnes dont les leaders politiques.

Comme donc Cellou Dalein Diallo & Cie ; Sidya Touré devait rester dans le pays. Mais ce dernier évoquant son état de santé critique -et le besoin d’aller se faire soigner-, a, selon nos informations, fait intervenir en sa faveur, les présidents Nana Akufo-Addo du Ghana et Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Le premier aurait intervenu sans grand succès avant que le deuxième ne réussisse à faire plier le président Condé sous deux conditions.

  • Que Sidya s’engage à se présenter si la justice a besoin de lui.
  • Qu’il s’engage à ne pas faire de politique pendant cette période ; ne pas prendre des postions « déstabilisatrices » à l’encontre du régime ; bref se soumettre à une obligation de réserve.

Si le premier point est encore respecté- parce que la justice ne l’a pour le moment pas convoqué-, le régime de Conakry à propos du deuxième point, pense que les différentes sorties médiatiques du leader de l’UFR violent allègrement le gentlemen’s agreement. Et Conakry pourrait interpeller Abidjan sur la question, estime notre source.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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