L’un des sujets débattus au cours de l’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de ce samedi 14 juillet, c’est évidemment la crise liée à l’augmentation du prix du carburant à la pompe de 8.000 GNF à 10.000 GNF.

Au cours cette rencontre hebdomadaire, des cadres du parti ont tour à tour pris la parole pour expliquer aux militants et sympathisants, le fond de cette crise qui sévit dans le pays, avant de donner la position de l’UFR sur la ladite crise.

« Un des problèmes dans notre pays aujourd’hui, c’est la hausse du prix du carburant qui frappe tout le monde, particulièrement ceux qui ne volent pas. Ce problème nous préoccupe tous, nous souhaitons tous que le gouvernement revienne à de meilleurs sentiments », a déclaré l’Honorable Bakary Goyo Zoumanigui, à l’entame de ses propos.

Selon le premier vice-président du parti du Haut représentant du chef de l’État, « nous avons un de nos militants qui est un brillant économiste, qui a fait une démonstration comme quoi, le prix du carburant, si on ne peut pas revenir à 8 mille francs, mais ça ne doit pas aller à 10 mille francs. Parce que les institutions de Bretton Woods (le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale) dans un récent rapport auraient dit que la Guinée devrait faire une augmentation de 12%. Alors, si on multiplie 8.000 GNF par 1,12, ça fait 8. 960 GNF, on arrondit à 9.000 GNF. Donc, si le gouvernement ramène le prix du carburant à 9.000 GNF, c’est une juste solution ».

Par ailleurs, il estime que tout le monde s’active actuellement pour trouver une solution, « nous nous battons pour que le prix du carburant à la pompe soit accessible aux Guinéens. Les leaders sociaux, les religieux, tout le monde participe à la recherche de la solution. Nous aussi, nous allons prier pour que le gouvernement entende la voix de ces gens et qu’il revienne à de meilleurs sentiments… En tout cas, l’UFR est préoccupée par cette situation, parce que ce sont nos militants qui subissent le contrecoup de cette augmentation… Et nous soutenons les forces sociales dans leur mouvement ».

Prenant la parole face à un parterre de militants et sympathisants qui réclamaient tous le rabais du prix du carburant à 8.000 GNF, l’ex-ministre de l’Elevage, Mohamed Tall, explique : « Dans cette affaire d’augmentation du prix du carburant, le FMI n’est qu’un conseiller, il indique des pistes à suivre par un État pour rehausser ou équilibrer le niveau d’économique de son pays. Donc, au FMI il n’y a aucune obligation. Et d’ailleurs, nous sommes libres de subventionner le carburant, mais le problème est qu’il faut de l’argent pour faire cette subvention, et on se demande où est passé cet argent. S’il y a de l’argent, on peut subventionner le carburant et on baisse le prix jusqu’à 6.000 GNF si on veut, le FMI ne nous dira rien ».

Parlant des mesures d’accompagnement annoncées par le gouvernement, Mohamed Tall déclare que : « Faire rouler les bus ou le train, qui sont des transports publics, donc des services publics… Ceux-ci ne sont pas des mesures d’accompagnement, il faut qu’on arrête de se tromper. Ce train et ces bus roulaient bien avant qu’il y ait augmentation du prix du carburant et d’ailleurs, il y a une majorité dominante de la population qui n’emprunte ni train, ni ces bus, quelles sont les mesures d’accompagnement pour ceux-ci alors ? »

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com