Il y a quelques jours, à Kaloum, une causerie éducative s’est déroulée entre les élèves du collège Château d’eau et la Haute qualité de service de santé pour le développement(HSD) sur la prévention des violences basées sur le genre dans les milieux scolaires et universitaires.

Dès l’entame des échanges, l’animatrice, Adama Denise Diaby, munie d’une boite à images, explique aux élèves quelques formes de violences basées sur le genre. L’objectif étant de leur permettre de pouvoir identifier les types de violences qu’une victime puisse subir, la parole a été donnée ensuite à trois élèves qui ont chacune donné leurs points de vues sur le concept de viol.

Après trois heures d’explications, Mme Binta Nabé, conseillère technique sur les questions de violences basées sur le genre, indique : ‘‘Nous nous sommes rendus compte qu’effectivement, on ne s’est pas trompés en venant dans les milieux scolaires. Toutes les formes de violences y existent et les élèves l’ont reconnu ainsi que le corps enseignant. Ce qui veut dire qu’il faut vraiment continuer cette action pour que toutes les formes de violences basées sur le genre soient éradiquées dans les établissements scolaires. Parce que si les élèves sont informés et ils arrivent à éradiquer ce fléau à leur lieu d’apprentissage, cela va sans dire qu’ils pourront apporter davantage le message qu’il faut au sein de leurs familles pour qu’il y ait un changement de comportement.’’

Mme Tsigue Pleat

S’agissant des actes de violences sur les mineurs qui vont crescendo, Mme Tsigue Pleat, directrice de HSD, souligne : ‘‘Nous sommes conscients de ce problème-là. Et c’est raison pour laquelle nous sensibilisons les enseignants ainsi que les élèves pour pouvoir réduire les cas de viol sur les mineurs. C’est un fait qui existe dans nos sociétés. Donc, nous continuerons à apporter notre part de contribution pour réduire les cas de viols dans nos communautés’’, a-t-elle promis. Non sans solliciter plus d’aide des autorités et des populations : ‘‘nous ne pouvons pas réussir seuls à éradiquer ce fléau dans nos sociétés. Il faut l’implication des populations de bienfaisances et les autorités en place pour y parvenir’’, a-t-elle précisé.

Poursuivant sa communication, Mme Tsigue Pleat rappelle un fait : ‘‘Les enfants doivent comprendre qu’être une fille ou un garçon, il n’y a pas un être supérieur à l’autre. Ils sont les enfants du Bon Dieu, donc un seul. Dire qu’on est fille, ne veut pas dire qu’on doit souffrir de son statut dans la société, et un garçon ne doit pas souffrir parce qu’il est un garçon.’’

Cette rencontre fait suite à vingt-cinq autres actions de sensibilisations organisées dans certains établissements scolaires de la capitale, par la Haute qualité de service de santé pour le développement(HSD) en collaboration avec le ministère de l’Action sociale et de la promotion féminine.

Ismaël Sylla pour Guinee7.com

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