Mohamed Lamine Kaba, leader du parti Fidel (Force des Intègres pour le Développement et la Liberté) (FIDEL), a accusé, récemment, le ministère de l’Agriculture de menacer la campagne agricole 2016/2017, par le choix d’un mauvais fournisseur d’engrais. Selon lui, Toguna Agro, la société malienne, c’est d’elle qu’il s’agit, a fourni de l’engrais à la Guinée de 2011 à 2014. « Et les rendements durant cette période n’ont jamais excédés 2 tonnes à l’hectare, a-t-il dit. Avant d’ajouter par contre que durant la campagne 2015-2016, c’est une autre société qui a fourni les engrais. Cela s’est traduit par une augmentation du rendement à entre 4 et 5 tonnes à l’hectare ».

Accusations suffisamment fortes pour que guinee7.com s’y intéresse. C’est pourquoi votre a approché un technicien du ministère de l’Agriculture qui balaie d’un revers de la main les accusations de Mohamed Lamine Kaba.

Selon ce technicien, «les rendements de riz qui, d’ailleurs ne dépendent pas que de l’utilisation d’engrais, n’ont jamais atteint 5 tonnes à l’hectare en moyenne en Guinée. Par contre des exploitations ayant utilisé les engrais et bénéficié d’appuis conseils ont réalisé jusqu’à 3,5 tonnes à l’hectare ».

Au cours des quatre premières campagnes agricoles : 2011-2012, 2012-2013, 2013-2014 et 2014-2015, l’engrais appliqué par les producteurs dans les exploitations a été le triple 17 NPK (Azote-Phosphate-Potasse). Il a, selon notre interlocuteur, eu «des résultats probants reconnus unanimement par les producteurs tant pour les cultures vivrières que pour le maraîchage».

Quid de la campagne 2015/2016 ?

Pendant cette période, «les commandes ont porté sur le triple 15 soufré sous forme d’engrais de synthèse », nous apprend-on.

«L’engrais dit de synthèse soufré, bien qu’ayant permis de maintenir les rendements du riz dans les proportions des campagnes précédentes, il n’a cependant pas été apprécié par les producteurs maraîchers, en raison de la présence du soufre qui entrainait le pourrissement des produits. Globalement, la satisfaction des producteurs a été mitigée », a-t-il expliqué.

En un mot, ou en mille, depuis 2011, le Plan d’appui gouvernemental aux producteurs, pour l’autosuffisance en riz et la sécurité alimentaire est, selon notre interlocuteur, mis en œuvre.

Pour ce faire, le Gouvernement a alloué d’importants moyens financiers pour accompagner les producteurs, par la fourniture d’intrants (semences améliorées, engrais, produits phytosanitaires) et d’équipements agricoles (tracteurs, motoculteurs, moissonneuses-batteuses, batteuses motorisées de riz).

Ces intrants auraient joué un rôle déterminant dans l’amélioration des rendements des cultures vivrières et dans l’augmentation des productions. « Cette dynamique a évolué à la satisfaction des paysans tant pour le vivrier que  le maraîchage », a-t-il conclu.

Bily Camara pour guinee7.com

 

 

 

 

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