Au conseil des ministres du jeudi 22 juillet, le président Alpha Condé « constatant avec regret le faible taux d’absorption des financements extérieurs mis à la disposition de la Guinée a ordonné à l’ensemble des membres du Gouvernement de procéder, dans les départements dont ils ont la charge, à une évaluation rigoureuse du niveau d’exécution des projets en cours mais aussi de l’état de préparation des projets en perspective. Il a indiqué que la situation ainsi obtenue fera l’objet d’une analyse croisée avec celle présentée par les principaux bailleurs de fonds qui accompagnent notre pays, le tout sous la supervision du ministère du Plan et du Développement Economique », mentionne le compte rendu du Conseil des ministres.

« A ce propos, ajoute le communiqué, il a rappelé au ministre en charge du Budget de toujours s’assurer prioritairement de la sécurisation des fonds de contrepartie lors de la préparation de la Loi de Finances ».

Avant d’avertir qu’il « veillera désormais personnellement sur l’exécution des projets de développement sur financement extérieur à travers une cellule technique qui sera placée sous son autorité directe ».

Selon le magazine Émergence, la capacité d’absorption des financements étrangers constitue le talon d’Achille de l’administration de l’administration guinéenne. « Cette réalité affecte la gestion efficiente de la dette publique dont le niveau a atteint le chiffre record de 6,39 milliards USD au 31 décembre 2020 », indique le magazine.

Pire, relève Émergence, « des accords de financement pour une vingtaine de projets et programmes paraphés par l’administration Condé depuis 2014 attendent toujours d’être décaissés. Signés avec des créanciers comme la BAD, la BADEA, le FIDA, Eximbank Inde, le Fonds africain de développement, ces conventions totalisent un montant de 645,5 millions de dollars US que l’Etat peine à obtenir ».

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