Sur tous les points de son plaidoyer sur la gestion et sur les dépenses internes, on n’a pas besoin de lui chercher les poux, ce job revenant à d’autres. Ceux qui ne regardent pas la gestion  mais seulement les résultats sur le terrain ne sont nullement convaincus par les justifications sur le choix de l’entraîneur et de son staff technique. Il ne faut rien éluder. Sur les trois assistants de Luis Fernandez, deux retiennent l’attention. Chérif Souleymane et Titi Camara auront leur avis.

En effet, dans les années 90, la génération des Salam, Mohamed Sylla Oféi, Titi, Souleymane Oularé… prenait la relève de celle des Cherif, Petit Sory Papa camara et autres. Deux Guinéens perçaient le plafond en France. Amara Simba, surnommé « l’homme de la bicycletta » et Kaba Diawara. La France et la Guinée se tiraillaient sur Amara Simba, mais c’est Platini, alors sélectionneur français qui eut raison sur Chérif Souleymane. Tous les vœux, souhaits et prières des Guinéens de cette époque étaient que Simba acceptât de jouer pour son pays, la Guinée. Simba trancha en faveur de Platini, qui l’aligna contre la Plogne pour son match d’essai, et Simba marqua l’un des deux buts contre la Pologne, c’en était fini des espoirs de voir plus jamais Amara Simba sous les couleurs guinéennes : Celui qui n’a pas accepté de défendre les couleurs nationales au moment où il était incontournable, pourrait-il apporter quelque chose de positif en état de garage ?

Et comme Salifou Camara achète toujours chat en poche, il a accepté les conditions de Luis Fernandez de s’adjoindre un autre Guinéen, qui fut, lui, le meilleur buteur du championnat de France, dans les années fin 90-2000, en la personne de Kaba Diawara. Lui aussi avait fait longtemps la sourde oreille aux appels des pieds et de la tête de la Guinée ; lui aussi a espéré jusqu’à la vieillesse à une sélection en équipe de France. Ce n’est qu’en fin de carrière qu’il accepta de s’aligner dans le rang du Syli National.

Si Super-V dit : «…Concernant  l’entraîneur Luis Fernandez, deux mois avant la signature de son contrat, il a effectué un déplacement sur Conakry pour discuter avec le comité exécutif et le département des sports. Les conditions financières étaient des meilleurs pour la fédération et pour le département car avec le même montant que touchait Michel Dussuyer, un sélectionneur « de la trempe de Luis Fernandez » a accepté les conditionnalités avec un staff étoffé de quatre personnes entièrement à sa charge. Ces conditions avantageuses, plus d’autres, ont amené les ministres des sports, des Finances, l’administration des grands projets ( à supposer que les cités aient un quelconque rudiment de football dans la culture) et le président de la la Fédérations à signer son contrat en toute transparence. Il n’a jamais été question de forcing …. ».

Grosso modo, à la superficielle de ces justifications, on voit une volonté de transparence, seulement, le diable étant dans les détails, Salifou n’est pas entré dans les termes du contrat, c’est l’avantage financier d’un engagement au rabais d’un entraîneur « de la trempe de Luis Fernandez » qui les intéressait, au détriment de la qualité de l’engagement.

Mais un entraîneur qui gagne 2 points en 3 matches dans une poule comme celle-là n’est « pas trempé ». Combien de fois Michel Dussuyer a qualifié la Guinée devant le Zimbabwe, le Bostswana, le Malawi, le Burundi… ?)

Mais ce qui est aberrant, c’est que la trempe Luis Fernandez a été très chafouin de caresser la Guinée à lisse poil en mettant devant deux Guinéens décrits plus haut pour farder son contrat d’entraîneur itinérant, qui veut être au four et au moulin, donc, un entraîneur extra muros. C’est cette légèreté qui est à flétrir, parce que les résultats ne reflètent pas le bien attribué à Luis Fernandez, son ramage ne se rapporte pas à son plumage, alors que le fromage coûte assez cher au contribuable guinéen.

Les frais de logement et autres avantages dignes d’un entraîneur résidant déduits dans ce contrat mirifique, on peut conclure que Luis Fernandez est un entraîneur sous-traitant, qui a engagé des « manœuvres » pour un tape à l’œil, son rôle de consultant l’intéresse plus que le football guinéen. Y avait-il dans les clauses de ce contrat de suivre le football local ? Ne se déplacer brièvement à l’occasion des semaines de compétitions et à ce prix, on peut dire sans peur de se tromper que la qualification de la Guinée n’intéresse pas l’entraîneur. Et s’il dit qu’il ne sait pas s’il doit venir en Guinée pour le prochain match, c’est une preuve de plus que ce contrat ne lui rapporte rien, mais alors, à qui a profité ce contrat sibyllin ? Pauvre de nous !

 Moïse Sidibé pour guinee7.com

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