Dans quelques semaines la République de Guinée va célébrer son 61ème anniversaire. Cette année, c’est la ville de Kindia qui a été choisie pour abriter les cérémonies festives prévues à cet effet. Déjà sur le terrain, pratiquement rien n’est visible sur le terrain comme travaux, sauf la rénovation de quelques bâtiments de la police et de la gendarmerie nationale.

« C’est une situation malheureuse et triste, parce que c’est du faux, c’est de l’imposture. Pourquoi ? Si vous vous rappelez pour les régions qui ont bénéficié des fonds de l’État guinéen, M. Alpha Condé a annoncé cela à travers un décret présidentiel. Boké, Nzérékoré, Mamou, Kankan… Et pour Kindia, je ne sais pas pourquoi cela tarde à arriver, à moins que Kindia soit une ville inférieure aux autres villes. Deuxièmement, M. Alpha Condé a annoncé toujours le choix d’une ville région, à l’occasion de ses voeux au nouvel an, à l’adresse à la nation de chaque année, le 31 décembre. Et le 31 décembre 2018 est déjà passé, et moi je n’ai pas entendu M. Alpha Condé dans son adresse à la nation annoncer le choix officiel de Kindia comme étant la ville qui va abriter le 61ème anniversaire de la fête de l’indépendance de la Guinée », s’est lamenté Abdoulaye Bah, l’ancien maire de Kindia.

Et de renchérir : « Moi qui suis un intellectuel, qui n’avale pas le vent qui souffle comme ça, je ne peux cautionner ce que des ministres de Kindia en manque de popularité, en l’occurence Talibé Sylla et le député en mal de popularité comme l’Honorable Fadiga, vont distiller sur ma ville. Il n’y a pas de décret, et tant qu’il n’y a pas de décret, je vous en prie, Kindia n’est pas choisie ».

Abdoulaye Bah

Pour ce qui est du constat physique sur le terrain, Abdoulaye Bah déclare : « A Kindia, il n’y a aucun projet de développement d’une ville financé par un fonds public. Ici à Kindia, il y a la construction de quatre sites sécuritaires. Et à ce que je sache, le développement local ne se résume pas à la construction des infrastructures sécuritaires », a-t-il souligné, tout en précisant qu’il s’agit du commissariat central, de la gendarmerie régionale et départementale et de la police nationale qui est en chantier.

« Selon nos renseignements, la reconstruction de ces quatre sites sécuritaires n’est pas financée par le compte de l’État, à l’image de Boké, Mamou, Kankan ou de Nzérékoré. C’est l’Union européenne dans son assistance à la Guinée, dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, qui finance cette reconstruction », a conclu Abdoulaye Bah.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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