Au siège du parti au pouvoir, ce samedi 15 juin, l’Honorable Mohamed Lamine kamissoko a développé un certain nombre de sujets, parmi lesquels, la nouvelle constitution, qu’il défend coûte que coûte, et fait des accusations à l’endroit du Front national de la défense de la constitution (FNDC).

De prime abord, il a fait constater que « depuis un certain temps, on remarque sur toute l’étendue du territoire, la création des mouvements, majoritairement en faveur de la nouvelle constitution. Et par la nature des choses, parce que c’est comme cela Dieu a créé l’humanité. Il y a le noir, il y a le blanc. A coté de l’immense majorité des manifestants, en faveur de la nouvelle constitution, il y aaussi quelques personnes qui se disent leaders de l’opposition, et quelques groupesde personnes qui se disent société civile et forces sociales, qui veulent contredireles principes fondamentaux de la démocratie et l’expression de la volonté du peuple de Guinée ; qu’on appelle le Front national de défense de la constitution (sic) ».

Il a ensuite fait savoir qu’« en fait, moi je ne connais pas le processus de créationdu Front national de défense de la constitution. S’il y a problème, je dirai que partout : “Chetane reste Chetane !”, si un leader de parti politique qui aspire conquérir le pouvoir, nie le principe fondamental de la démocratie, qui parle du respect de l’opinion de l’autre. Des opinions ont été émises, qui consistent qu’aprèsavoir fait de profondes analyses sur la situation actuelle de notre pays, qui vient de sortir d’une crise que tout le monde connait ; cette crise de façon exceptionnelle a mis un organe exceptionnel pour mettre en place une constitution qui n’a pas été soumise au referendum. Donc, qui n’a pas respecté ses principes. Je ne rentreraipas dans les détails ».

« La plus simple des choses, il est question de nouvelle constitution. Si c’est moi qui veux diriger la Guinée demain, je vais conformément aux principes de la démocratie et aux lois en vigueur. Alors, la démocratie dit, un évènement de la nation, soumis à l’examen individuel et collectif ; chacun est appelé à se prononcer là-dessus. Alors l’expression-là passe par un acte qu’on appelle le referendum. Moi, je suis de la majorité présidentielle, je mobilise l’ensemble des forces acquises pour ma cause, pour leur dire oui au referendum. Si Monsieur Condé est pour l’opposition, qui ne veut pas le changement de la constitution. Monsieur Condé n’a qu’une seule alternative. C’est de mobiliser ses partisans et de dire non à la nouvelle constitution. Mais en ce moment, chacun de vous attend que le chef de l’Etat mette l’épreuve à l’examen et à l’analyse de tout le monde. A ce moment, nous serons tous appelés au referendum. Alors, vous pouvez dire à vos militants :allez dire non à la nouvelle constitution. Moi, je vais dire à mes militants : allezdire oui à la nouvelle constitution. Comme cela, nous sommes une nation civilisée, démocratique », a-t-il expliqué.

Il a aussi dit : « En plus de tout cela, qu’est-ce qu’il y a au fond ? Au moment où le Front national est en train de mettre des structures sur toute l’étendue du territoire, au moment où ils se donnent les mains, avec des bandits, pour s’attaquer aux biensdes gens, et ainsi provoquer un climat de panique et de violence sur toute l’étenduedu territoire ; et cela au même moment où ils sont en train de le faire, ils se mettent en rapport avec certaines composantes des forces armées. Pour que demain, quand il y a des troubles généralisés, que ces groupes de militaires se lèvent pour dire nous prenons le pouvoir. Voilà ce que veut le Front national ».

Il s’est demandé: « Messieurs les membres du gouvernement, qui a donnél’agrément au Front national ? Qui leur a donné l’agrément ? Parce que dans une république démocratique comme la Guinée, qui peut accepter de mettre ces groupes de criminels s’organiser sur toute l’étendue du territoire ? Et je dis à la face de la communauté nationale et internationale, toutes les institutions sont présentes en Guinée. Le Front national provoque des situations de troubles à l’avenir. Mais c’est ce Front national qui en patira les conséquences. Parce que le peuple de Guinée dira oui à la constitution. Nous sommes un peuple de défis et nous avons toujours relevé les grands défis ; l’exemple c’est le vote de 1958. Le peuple a compris, l’Afrique a compris, le monde a compris, que c’est le Pr Alpha Condé qui est sur la bonne voie »

Il a exhorté aussi les militants présents : « Je vais vous dire que la Guinée est jusqu’à présent fière de son choix du 28 septembre 1958. Et j’attire l’attention detout le monde que si les forces politiques, les forces sociales se déterminent à déstabiliser le pays, ce n’est pas un fait fortuit, il y a des acteurs internes, il y a des acteurs externes ; nous attirons l’attention de vous tous, citoyens ici, il y a des personnes étrangères qui sont très nombreuses dans des quartiers périphériques de Conakry, il y a des gens qui se font passer pour des fous, ils ne sont pas des fous.Alors, nous vous demandons de multiplier la vigilance ».

Ensuite, il a dénoncé : « C’est le moment pour le peuple de Guinée, de montrer à ces fronts-là, qu’hier le Pr Alpha est en train de corriger les bêtises qu’ils ont commis dans la gestion de l’Etat. Non, il faut qu’on se dise la vérité. Qui est parmi eux, qui n’a pas dirigé ce pays ? Qui est parmi eux, qui n’a pas détourné les fonds de l’Etat ? Est-ce que ces hommes-là peuvent nous donner des leçons. Ce que nous pouvons vous dire, c’est de resserrer les rangs derrière le Pr Alpha Condé (…) Ceux qui crient aujourd’hui sont à la base de la misère du peuple de Guinée, et vous ne voulez pas qu’on leur dise la vérité (sic) ».

Enfin, il a déclaré : « Il faut qu’on essaye maintenant d’épargner les vies des jeunes et femmes guinéennes. On ne doit plus accepter que les Guinéens meurent pour des causes inutiles. La loi nous épargne de la violence. La loi nous épargne des crimes. Et tous ceux qui vont mettre des gens dans la rue, et qui refusent de se préparer pour aller au referendum, sont des criminels. Je vais attirer votre attention sur quelque chose ; Monsieur le ministre de la Sécurité est là, les hommes de la justice sont là. Qu’est-ce que cela signifie qu’un groupe de personnes se mette à identifier les membres du gouvernement, les responsables de la vie active, des citoyens ?Faire leur liste, les mettre sur les réseaux sociaux et dire que ces gens-là, nous allons les attaquer. Nous allons nous attaquer à leurs biens. Identifier les personnes, leurs biens et leurs familles ; on fait cela à quel dessein ? Non que tu sois journaliste, que tu sois qui ! Un groupe d’hommes qui se permet de penser à des actions comme ça, suppose quoi ? Répondez ! Ça suppose la violence. C’est très clair et net… »

Abdou Lory Sylla et Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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