Au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de l’ancien parti au pouvoir (PUP), qui s’est tenue à son siège national, ce samedi 20 octobre, plusieurs sujets sociopolitiques ont été débattus, notamment les conflits dans la mise en place des exécutifs des conseils communaux et la crise qui sévit dans le secteur éducatif guinéen.

Face aux militants et sympathisants du parti, le leader du PUP a fait savoir que la mise en place des exécutifs communaux est un processus qui, du début à la fin, connaîtra des problèmes. « Depuis le 4 février, on est dans les problèmes, parce que ça a été mal organisé, mal agencé, mal exécuté, et on n’arrive pas à s’en sortir jusqu’à ce qu’il y ait mort d’homme… On ne peut pas décoller si tous les jours on brûle les pneus dans les rues, on enterre des victimes ou on soigne des blessés. Il faut qu’on y mette fin, et la meilleure manière de mettre fin à cela, c’est d’appliquer les textes de loi. Mais si on laisse les textes de loi pour faire des arrangements, en déshabillant Paul pour habiller Pierre, on aura toujours des conséquences malheureuses », a déclaré El hadj Fodé Bangoura.

Parlant de la situation particulière de sa formation politique dans ce processus de mise en place des conseils communaux, le N°1 du Parti de l’Unité et du Progrès a précisé : « Nous avons plus d’une quarantaine de conseillers, mais à certains endroits, on fait en sorte que nos conseillers n’assistent même pas aux votes. Même à Conakry, nous avons des conseillers, mais nous attendons ».

Par ailleurs, l’anicien ministre secrétaire général à la présidence a une nouvelle fois exprimé son inquiétude et celle de son parti face à cette crise qui paralyse actuellement le secteur éducatif guinéen.

« Aujourd’hui, il y a beaucoup d’écoles où des enseignants ne viennent pas, et pourtant en fin d’année, surtout dans les classes d’examen, les élèves seront soumis aux mêmes sujets. Que les privés viennent aujourd’hui ou que le public ne vienne pas, c’est le même programme, et pendant ce temps, la terre tourne », a-t-il déploré. Avant de lancer : « Donc, nous sollicitons que différents acteurs de cette crise tâchent de se comprendre, parce qu’ils sont tous guinéens et personne d’entre eux n’a des armes en mains. Donc, pourquoi ne pas trouver une solution pour que tous les élèves aient droit à l’enseignement ? »

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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