Le ministère de l’Enseignement technique et de formation professionnelle (METFP) a signé un accord cadre, jeudi, avec la société Bolloré à travers sa filiale Conakry terminal. La cérémonie de signature a eu lieu au département de l’Enseignement technique.

Cet accord vise à financer la construction d’un centre de formation professionnelle de 8 salles de classe, 2 ateliers pratiques, 5 bureaux administratifs avec toilettes internes, une salle des professeurs, un magasin, une salle polyvalente, des toilettes externes et une clôture grillagée pour un coût 1 900 000 000 GNF.

« C’est la signature de la convention de financement de la nouvelle école des chemins de fer qui va être délocalisée sur le site de Symbaya et qui va permettre à un plus grand nombre de jeunes d’étudier dans des conditions décentes et productives », a précisé, Alpha Bacar Barry, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle.

« Les chemins de fer restent encore d’actualité dans les solutions de transport et de logistique en Guinée pour les prochaines années. Que ce soit dans les mines, le transport urbain ou la logistique dans le domaine de l’agriculture, les chemins de fer vont jouer un rôle important. Donc, former les jeunes dans ces domaines là, dans la chaîne de valeur liée au chemin de fer c’est tout à fait logique parce qu’il faut que de plus en plus des Guinéens montent en compétence pour occuper des emplois qui sont créés dans l’exploitation minière, agricole et dans le développement de la Guinée », a-t-il ajouté.

Pour Emmanuel MASSON, directeur général de Conakry Terminal, « la délocalisation et la modernisation du Centre de formation professionnelle (CFP) en chemin de fer est un projet que Conakry Terminal s’est engagé à soutenir auprès du METFP. C’est avec joie que nous procédons ce jour à la signature de la convention de financement et dans les jours à venir à la pose de la première pierre de cette infrastructure qui va accueillir plusieurs jeunes guinéens. Le soutien à l’éducation est un des axes majeurs qui s’inscrit en droite ligne de la politique de mécénat du Groupe Bolloré ».

De son côté, capitaine Fabjanko Kokan, directeur régional de Bolloré, a laissé entendre qu’investir sur la formation c’est assurer l’avenir de la nouvelle génération. « Nous sommes au 20è siècle quand même. Donc, on va bouger les enfants vers le haut. Il faut faire quelque chose de digne, ce que les enfants peuvent apprendre. Bien entendu, une de notre priorité est toujours l’investissement dans le capital humain.  Qu’est-ce qui est mieux que d’investir sur les enfants ? Donc, ça c’est le retour garanti de l’investissement. Le montant c’est l’argent mais le geste n’a pas de prix. Vous savez quand vous sauvez quelqu’un dans le désert de Kalahari avec une bouteille d’eau, ce n’est pas les 50 centimes vous avez donné ; vous avez sauvé une vie. Ici ce n’est pas la question d’argent, c’est la question d’éduquer les enfants, faire la nouvelle génération, les enfants du futur qui vont transmettre ça à leurs enfants », a-t-il mentionné.

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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