Papa Attigou Bah et Fatou Bensouda

 

La 13ème édition du Festival du Film et Forum international sur les droits humains (FIFDH), s’est tenue à Genève du 27 Février au 8 Mars 2015. Parmi les invités d’honneur,  nous notions la présence de Fatou Bensouda, procureure générale de la CPI.

La 13ème édition du festival international du Film et Forum, a dédié à la journée internationale des femmes, le thème relatif aux « Femmes dans le processus de paix ». Les femmes doivent être impliquées à chaque étape des processus de paix pour leurs permettre de déployer leurs efforts dans le but de rétablir l’état de droit et reconstruire les sociétés par le biais de la justice transitionnelle.

Force est d’admettre que les femmes sont, avec les enfants, les premières victimes directes des violences lors des conflits dans le monde. Or, trop souvent, les femmes ne sont ni représentées de manière adéquate dans les processus de prise de décisions ni impliquées dans les négociations.

Il faut également reconnaître que malgré des barrières certaines, de nombreuses femmes se sont illustrées et continuent de s’illustrer aujourd’hui à travers le monde, par des actions courageuses en matière de résolution de conflits et de construction de la paix dans le monde. Les initiatives présentées par les femmes sont diverses. Elles utilisent des voix juridiques ou politiques en passant par l’action collective et la création artistique. Toutes ces initiatives ont un but commun: l’usage privilégié de la non-violence, du dialogue ainsi que des voix diplomatiques comme moyens de lutte contre les violences des droits humains.

Le 18 Octobre 2013, le Conseil de sécurité de L’ONU a réitéré sa détermination à placer le leadership des femmes au cœur de tous les efforts visant à résoudre les conflits et promouvoir la paix, comme le prévoit sa résolution pionnière 1325, adoptée en 2000.

Selon Ban Ki-moon, « les besoins des femmes en matière de paix et de justice doivent être pris en considération, leurs voix entendues et leurs droits protégés ».

Fatou Bensouda, procureure générale de la CPI, a de son côté : « exhorté les femmes à l’engagement, la concertation, la rencontre, l’union et la participation active dans les instances de négociation et de prise de décisions concernant les divers processus de l’instauration de la paix dans le monde ». Elle déclare avec conviction : « Les femmes doivent aussi s’investir courageusement, massivement et activement dans les processus de prise de décisions politiques dans le monde ».

A des époques diverses, sur des continents différents et avec des styles variés, les femmes engagées ont en commun d’avoir mis leur talent et leur créativité au service de la lutte pour les droits civiques, la démocratie ou l’égalité entre femme et homme. Elles repoussent sans cesse les limites imposées à leur genre et revendiquent leur place dans l’espace public et dans la société. Elles nous obligent à accepter le constat de leur engagement individuel ou collectif dans la lutte contre les inégalités et les abus. Leur lutte des femmes constitue un moyen d’émancipation et de remise en question des normes sociales et de genre.

Tout comme les hommes, de nombreuses femmes ont décidé de prendre la responsabilité historique de défendre et de promouvoir les droits humains et en particuliers les droits des femmes. L’engagement des femmes dans la lutte demeure le seul outil efficace de revendication et d’émancipation.

L’Union pour la Démocratie et le Progrès de la Guinée (UDPG)

Le Président

Papa Attigou BAH

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