Ce vendredi 2 mars 2018, le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Khalifa Gassama Diaby, a rencontré les coordinations régionales, les partis politiques, la société civile et des ONG de défense des droits de l’homme dans réceptif hôtelier de la place. Les débats de cette rencontre étaient axés sur la mise en place du mécanisme de veille qui va contrôler les propos sur la place publique.

Selon le ministre Gassama Diaby, ce mécanisme est composé de deux structures : technique et éthique. « La structure technique aura pour mission de veiller et de collecter les propos qui incitent à opposer nos compatriotes, les uns aux autres. Cette structure technique travaillera bien entendu avec la HAC qui a des dispositions techniques permettant de voir, de surveiller les médias audiovisuels, la presse écrite mais aussi les réseaux sociaux », a-t-il expliqué.

Pour lui, l’objectif n’est absolument pas d’empêcher ni le débat ni la dénonciation pour toutes les formes d’injustice d’où qu’elles viennent. L’objectif n’est pas d’empêcher le débat politique, le débat démocratique et la dénonciation de ce qui n’est pas acceptable. L’objectif « est de permettre à ce que nous-mêmes nous nous fondons sur la constitution, sur les lois de la République, pour dénoncer les injustices, les violences. Il faut que nous-mêmes respections ces normes qui nous obligent d’agir en toute responsabilité ; et veiller à ce que la cohésion sociale soit respectée et consolidée », précise-t-il.

Lorsque cette commission technique fait son travail et qu’elle trouve des preuves que des personnes à travers des médias, des réseaux sociaux incitent à la violence, à la haine, elle transmet ces preuves à la deuxième commission qui est une commission éthique. Selon le ministre, si la personne est reconnue coupable, deux options lui seront soumises : « La première sera de présenter des excuses publiques au peuple de Guinée, suivi d’un engagement civique. Si la personne refuse de présenter des excuses tout en assumant ses propos, la commission d’éthique décidera de saisir le ministre de la Justice pour que le parquet ouvre une information judiciaire. »

Bhoye Barry pour guinee7.com

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