Depuis l’apparition du coronavirus en Guinée le 12 mars dernier, plusieurs anomalies ont été signalées autour de la prise en charge des patients. Parmi ces anomalies, figure la restauration. Vu les critiques sur la qualité de la nourriture, l’ONG traiteur initialement engagée a été changée. Pour plus d’information notre rédaction a contacté Mme Fatou Baldé Yansané, cheffe du ONG, accusée d’entretenir le Coronabusiness.

Guinee7.com : On vous accuse d’avoir critiqué l’ONG qui s’occupait de la nourriture des malades du COVID-19 pour gagner le marché. Quels commentaires en faites vous?

Fatou Baldé Yansané : Non, je n’ai pas de marché avec n’importe quelle structure de l’État. Et d’ailleurs, le travail que je fais est contraire à avoir un contrat dans le domaine de la santé avec la République de Guinée. Parce que nous portons l’observatoire citoyen sur l’accès aux services de santé. Donc, du coup je n’ai pas de contrat de qui que ce soit et je ne suis pas chargée officiellement d’envoyer quoi que ce soit à l’hôpital. Tout ce que nous faisons c’est gratuit et volontaire.

Si je comprends bien, il y a une structure qui envoie la nourriture aux malades et vous aussi vous apportez votre aide volontaire ?

Oui ! Nous apportons notre aide gratuitement en ayant le constat de ce qui se passe sur place.

Suite à vos critiques est-ce qu’à date, il y a des améliorations au niveau de la gestion de la nourriture ?

Énormément d’amélioration !

Est-ce que la nourriture que vous appréciez correspond aux besoins des malades ?

En matière de nutrition, il y a des substances qu’on ne doit pas avoir en excès dans la nourriture que ce soit une personne malade ou non malade. C’est-à-dire que, il ne faut pas mettre beaucoup d’huile, les repas gras, les repas trop sucrés et les repas trop salés. Ces trois choses-là sont prohibées pour toute personnes surtout celles qui sont malades.  Donc, ce qui fait que quand on dit repas gastronomique c’est un repas qui est bien dosé en sel, bien dosé en huile et bien dosé en sucre. Alors ça répond aux normes parce qu’il y a des légumes, des fruits, des protéines et des céréales.

Et nous-mêmes, ce n’est pas nous qui préparons. La première fois on a pris notre propre fonds pour montrer l’exemple et dès après cela, il y a eu une grande solidarité qui s’est formée autour de nous et des personnes de bonne volonté nous ont beaucoup aidés, (…). Ce n’est pas nous mêmes qui préparions, on confiait ça à un service traiteur et avec les emballages c’était bien en beauté et on déposait.  Nous mêmes, nous n’avons pas la compétence de le faire. Pour préparer pour plusieurs personnes il faut énormément de moyens logistiques dont nous ne disposons pas.

Il y a des personnes qui disent que le plat est surfacturé avec la structure qui gère la nourriture de ce côté. Avez-vous cette information ?

Ça, c’est une information que vous pouvez avoir qu’avec l’ANSS (Agence nationale de sécurité sanitaire, ndlr). Mais une chose que je sais, la vidéo que nous avions produite à l’époque a eu de l’effet. Le président de la République même la eue et il a ordonné à son propre traiteur, celui qui fait son propre service de traiteur, c’est lui qu’il a appelé d’aller s’occuper de ça là-bas. Donc, là je ne peux savoir, c’est plus haut que moi.

Entretien réalisé par Bhoye Barry pour guinee7.com

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