L’affaire Kadiatou Diallo Vs Ousmane Gnelloy Diallo s’est poursuivie à la cour d’appel de Conakry, ce jeudi 21 octobre.

L’audience du jour a porté sur la suite des débats qui se sont soldés par la phase des plaidoiries et réquisitions.

Ayant accepté la projection de la vidéo incriminant Gnelloy, la cour a tout d’abord demandé à la plaignante si elle n’a pas de réserve face à ces propos qui pourraient porter « atteinte à sa dignité »?

La fille de l’ancien président de l’Assemblée a soutenu qu’elle n’a aucune réserve vu que « la vidéo a été postée, vue et partagée sur internet ». Elle a finalement été visionnée via un ordinateur.

À ce moment, en larmes, Kadiatou Diallo est sortie de la salle. Avant d’y revenir à la fin du visionnage.

Après avoir suivi la vidéo, le juge a questionné Gnelloy sur les injures contenues dans la vidéo.

Il lui a notamment posé la question de savoir si les injures auxquelles il dit avoir « répondu » étaient adressées à ses parents comme celles qu’il a lui-même proférées ? Il a dit « non ».

Face à l’intervention du procureur qui a acquiescé qu’il y a effectivement eu menace de mort dans la vidéo, Gnelloy a reconnu avoir fait ladite vidéo. Mais par ailleurs, il estime avoir juste dit, « vous voulez me tuer, parce que je suis peul et je suis du RPG ».

Pour répliquer, les avocats de la défense ont voulu directement montrer une vidéo, qui selon eux défend l’acte posé par Gnelloy. Ce à quoi la cour s’est opposée en estimant qu’il y a une manière d’introduire un élément de preuve. Ce que l’avocat de la partie civile a soutenu. Avant d’estimer que sa cliente n’est pas « dans le boxe des prévenus » et par conséquent, n’est pas celle dont la culpabilité doit être prouvée.

L’un des avocats de Gnelloy a soutenu que nulle part dans la vidéo qui doit incriminer leur client, le nom de Kadiatou Diallo n’est mentionné. Donc il a demandé à ce que le juge règle le problème de la « partie civile » qui selon lui, n’est « qu’une prétendue partie civile ».

Aux questions d’un autre de ses avocats, Gnelloy a dit reconnaître les infractions « d’injures », mais pas de « menaces ». Par des questions dirigées de son avocat, Gnelloye a dit « regretter » les injures et qu’il a réagi parce qu’il était « touché ». À ce moment, son avocat lui a instruit de présenter ses excuses à la cour. Ce qui n’était pas du goût du président de la cour.

Le procès se poursuit sur la phase des plaidoiries et réquisitions.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com