Le chef du gouvernement, Mohamed Said Fofana

Le président de la République avait annoncé un gouvernement de mission devant être évalué tous les trimestres. Ce qui jusque-là est fait. Devant une commission d’évaluation composée des cadres de la Présidence et ceux de la Primature, les ministres déposent leurs bilans et les défendent. La troisième évaluation se fait actuellement chez Saïd Fofana. C’est dire que la promesse faite par le président est tenue.

Cependant, il y a à s’interroger sur l’efficacité de l’exercice dès lors que ses résultats sont tenus comme un secret d’alcôve.  On peut comprendre qu’ils soient destinés au président de la République, le demandeur des tests d’évaluation. Mais la population, elle aussi, n’a-t-elle pas le droit de savoir au nom de la transparence, une ligne directrice que s’est imposée le président Condé depuis qu’il est au pouvoir ?

L’autre question que l’on se pose autours de ces évaluations est sans doute son opportunité. A quoi sert une évaluation qui se détourne des sanctions positives ou négatives ? Sans compter que selon nos informations, que les évaluateurs sont parfois coincés dans des combines, des intrigues guinéo guinéennes. Certains ministres auraient d’ailleurs contesté leurs capacités à mener à bien des exercices aussi méticuleux que sérieux. C’est le cas, nous dit-on,  de Thiam Idrissa alors ministre de l’Energie.

Ibrahima S. Traoré

 

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