Les membres du gouvernement Béavogui ont assisté à leur premier conseil interministériel, ce 2 novembre au Palais de la Colombe. Pour la plupart des jeunes étaient tous sur leur trente et un. On a vu des ministres bleus, mais chocos, pour parler comme les amis ivoiriens. La question : Ces belles images de nos jeunes ministres affichés sur les réseaux sociaux comme des objets d’art suffisent-elles à atténuer nos maux ? Certainement pas. Nous avons dans un article précédent, dénoncé l’inexpérience de la majeure partie de ces juniors coptés pour des postes de séniors.  Un ministre n’est pas un directeur !  Dans un contexte aussi particulier d’une transition, un membre du gouvernement ne devrait pas être un apprenti. Il doit gouverner de façon responsable afin d’accroitre la confiance des citoyens. Il va sans dire que ces derniers ne lui pardonneront pas les tâtonnements et d’autres erreurs infantiles compte tenu du temps imparti généralement court pour une transition.

Qu’on se le tienne pour dit : la jeunesse n’est pas un label de qualité. Des analystes sont d’ailleurs sceptiques avec cette configuration qui met plus les « carriéristes » en avant dans la gestion de la transition qui, pourtant a été considérée comme un tremplin pour des lendemains meilleurs.

Les nominations des jeunes pour la plupart inexpérimentés est la meilleure manière, si l’on n’y prend garde, de discréditer la jeunesse guinéenne qui, pour préserver l’espoir placé en elle, doit avoir le temps d’apprendre.