Depuis quelques jours, la capitale guinéenne reste mouvementée par des manifestations ça et là des élèves des établissements scolaires publics, qui se plaignent du manque d’enseignants dans leurs salles de classes.

En effet, cette situation a été suscitée par le mot d’ordre de grève lancé par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). Pour trouver solution à ce problème, le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté alias K2, a au cours de cette semaine procédé à une série de rencontres, notamment avec les syndicats, mais également avec les maires des cinq communes de Conakry et les chefs de quartier.

A cette occasion, le ministre a fait des révélations sur l’origine de cette grève qu’il considère comme une instrumentalisation du corps professoral.  « J’ai été syndicaliste pendant plus de 20 ans au niveau de l’éducation nationale et j’ai fait la prison avec un groupe à cause du mouvement syndical et ils sont des enseignants et syndicalistes. Je me suis dis que Dieu m’a tiré dans le lot pour me donner l’opportunité d’être le premier responsable de ce département. Avec cette décision, moi aussi j’ai voulu rendre service à un certain nombre de collègues avec qui j’ai souffert », a t-il déclaré.

Et de poursuivre : « Dans mon décret, j’ai prévu cinq places pour les syndicats. Parmi ces cinq, quatre ont rejoint leur poste comme directeur préfectoral de l’éducation. Celui qu’on a envoyé à Dinguiraye a refusé de partir. Il ne m’a pas écrit pour me présenter sa démission, en me disant “la place que tu m’as donnée, merci, mais je ne vais pas”. Il s’est plutôt créé une résistance et c’est ce monsieur qui passe par des jeunes enseignants qu’on vient d’engager il y a quatre mois, pour organiser la pagaille. Moi, j’ai déjà rencontré les deux centrales syndicales notamment le SLECG et la FSPE. Ils m’ont clairement dit qu’ils ne sont ni de près, ni de loin organisateurs de cette grève. Ils n’ont jamais signé un avis de grève, ils n’ont jamais autorisé leurs militants de participer à une grève, ils déclinent toute responsabilité dans cette affaire et ils donnent libre cours à l’Etat de réprimer les fauteurs de troubles, parce que selon eux c’est de la rébellion ».

Le ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation a également précisé que ce mouvement de grève est agencé par 19 personnes dont 12 viennent du lycée 1er Mars de Matam. Avant de lancer un appel pressant aux élus locaux. « Ce qui se passe n’est pas un mouvement de grève, c’est plutôt un mouvement subversif qui s’est transformé en guérilla urbaine. Cette grève prend surtout son origine dans la commune de Matam, précisément au lycée 1er Mars. Sur les 19 personnes qui organisent cette pagaille, il y a 12 qui viennent de ce lycée. Chers présidents des conseils de quartier, il faut que nous nous donnions la main pour arrêter cette grève. Moi, je suis syndicaliste, je soutiens toute revendication, mais il faut que cela se passe dans les règles de l’art ».

 

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